14.11.2009

Pour ou contre le débat sur l'identité nationale

Il ne nous faut pas refuser le débat sur l'identité nationale sous quelque prétexte que ce soit. La question se pose sous un angle bien différent de celui que cherchent à nous imposer Sarkozy et ses sbires. Il s'agit bien plus du pacte républicain que d'une identité nationale aux relents vichystes, bien plus des valeurs issues des Lumières qui ont façonné notre République et les Droits de l'Homme, bien plus des valeurs, de la culture et du destin que nous partageons en commun que des communautarismes et des attaques contre tel ou tel écrivain osant faire entendre sa différence et sa liberté d'expression.


Les incohérences sont permanentes dans le discours sarkozyste et il est de notre devoir de les mettre en exergue, sans oublier de poser nos réflexions et de les faire partager, autour de la trinité qui nous honore depuis le début du XVIIIè siècle : Liberté, Égalité, Fraternité. Il est de notre devoir de ne pas nous laisser déposséder des valeurs qui ont fondé notre République et notre Vivre Ensemble, au profit d'un simple opportunisme électoraliste nauséabond ! Nous sommes des hommes et des femmes libres dans une République libre, sachons le faire entendre et le défendre.

 

Didier DUGUÉ

Conseiller Fédéral - Secrétaire Fédéral aux Questions Économiques et Sociales

05.11.2009

Mobilisons nous pour faire gagner les forces de progrès

Les prochaines élections régionales auront lieu les dimanches 14 et 21 mars 2010, a annoncé aujourd'hui dans un communiqué le secrétaire d'Etat à l'Intérieur et aux collectivités territoriales Alain Marleix.

Mobilisons-nous pour préserver nos régions de l'entreprise de destruction de Messieurs Sarkozy et Marleix. Soutenons Jean-Paul HUCHON et son projet pour une Région capable de relever nos trois défis : social, économique et environnemental.

Didier DUGUÉ

Conseiller Fédéral - Secrétaire Fédéral aux Questions Économiques et Sociales

28.10.2009

Pour une nouvelle synthèse nationale



En France, la nation a été une construction de l’Etat. Les historiens ont depuis longtemps insisté sur cette particularité. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que ce soit le gouvernement qui relance aujourd’hui le débat. Il s’inscrit en cela dans une certaine tradition historique qui remonte au moins à Philippe Auguste et à la constitution d’une administration de plus en plus efficace et centralisée du territoire. La préoccupation de la monarchie capétienne, par-delà l’extension du royaume obtenu par la guerre, l’achat de terres ou la politique matrimoniale, fut de faire croire à la fiction d’une construction nationale autour de la personne du roi. Cela s’avéra d’autant plus nécessaire qu’il fallait agréger des peuples aux traditions culturelles souvent bien différentes.

La révolution française, sans remettre en cause l’idée de nation, en changea profondément le sens. La souveraineté populaire remplaça l’origine divine du pouvoir. La nation prenait en main son destin. Elle incarnait alors la liberté, la lutte contre la tyrannie et la promesse d’une aube nouvelle fondée sur les droits de l’Homme et du citoyen. Cette espérance devait s’incarner dans un régime : la République. La nation des républicains est ouverte, intégratrice et se fonde sur cette volonté de vivre ensemble défendue par Renan. Si elle est un héritage historique et culturel, elle ne peut se résumer à cela. Elle est avant tout une communauté de destins où chacun, quelle que soit son origine ethnique ou sociale, peut trouver sa place à condition d’en accepter les principes. Jaurès ne dit pas autre chose quant il réalise cette synthèse entre la République et le socialisme.

Nous sommes évidemment aux antipodes de l’idée nationale développée à la même époque par une partie de la droite et de l’extrême droite : une nation repliée sur elle-même où l’exclusion et l’exaltation guerrière devint la règle. Barrès, Maurras et l’Action française incarnèrent cette conception nationale qui fut reprise par le régime de Vichy. Jeanne d’Arc, la Marseillaise et jusqu’au drapeau français étaient ainsi détournés au profit d’un nationalisme agressif. Si aujourd’hui toute la droite n’est pas encore au clair avec la nation, la gauche a eu tendance au XXe siècle à l’assimiler à cette réduction caricaturale effectuée par ses adversaires politiques. Cela explique en partie le malaise qui règne dans nos rangs quand il s’agit d’évoquer la nation. Il y a un vrai travail idéologique à faire aujourd’hui pour sortir de cette impasse. Le Parti socialiste et la gauche plus largement sont-ils prêts à l’effectuer ?

Le gouvernement, en réactivant le débat, veut l’instrumentaliser à des fins électoralistes : continuer de diviser les socialistes et la gauche, poursuivre ou relancer l’OPA sur le FN. En nous en emparant pour affirmer haut et fort notre conception progressiste de la nation : celle des premiers républicains, de Jaurès et de Blum, mais aussi celle de tous ceux qui ne peuvent se satisfaire du passé, nous pourrions inventer une nouvelle synthèse nationale adaptée au XXI siècle, qui prendrait en compte l’état de notre société, son caractère profondément inégalitaire, pour dépasser l’idéal national et l’inscrire dans l’avènement de droits réels. Il ne faut pas craindre le débat. Au contraire, poussons ses promoteurs au-delà du prêt-à-penser et de la bouillie pour chat qu’ils nous proposent. Alors apparaîtront en toute lumière leurs arrières pensées. Etre Français, n’est-ce pas croire en cette communauté de femmes et d’hommes qui ne renonce pas devant la difficulté ?
Didier Fisher - Conseiller Régional

27.10.2009

2014 : Expulsion programmée des femmes des Territoires !

Les élections de 2004 en France, grâce au scrutin de liste paritaire, ont permis à 47,6% de femmes (soit 895 femmes/ 1880 conseillers régionaux) de siéger dans les Conseils Régionaux. En revanche, lors des dernières élections de 2004 et 2008, le mode de scrutin uninominal, non astreint à la parité, qui régit les Cantonales, n’a permis d’élire dans les 3963 cantons de France que 12,3 % de femmes, faisant la preuve de son incapacité à mettre en œuvre les objectifs paritaires de l’article 1er de la Constitution. 

Sur un total de 5843 conseillers généraux et régionaux[1], tous partis confondus, il y a 1381 femmes pour 4462 hommes, soit 23,6 % de femmes.

Le projet de loi n° 61 (2009-2010) relatif à l’élection des Conseillers Territoriaux, prévoit de ramener leur nombre à 3000. Mais en réduisant également à la portion congrue la place du scrutin de liste, il porte un coup terrible à l’objectif de parité prévu par notre Constitution.

Le nouveau mode de scrutin propose en effet  que 80% des conseiller-e-s territoriaux-ales soient élu-e-s au scrutin uninominal à un tour dans le cadre des cantons (soit 2400 élu-e-s), et 20% sur des listes paritaires départementales (soit 600 élu-e-s), selon une organisation de report des voix parfaitement incompréhensible pour l’électrice ou l’électeur, fût-il des plus avertis.

Si l’on projette les résultats des dernières élections régionales et cantonales sur ce dispositif (cf.1er §), on peut donc raisonnablement prévoir qu’il y aura, sur l’ensemble des conseiller-e-s territoriaux-ales élu-e-s en 2014 [2]:

-          9,5% de femmes élues (pour 10,5% d’hommes) au scrutin de liste,

-          9,8% de femmes élues (et 70,2% d’hommes) au scrutin uninominal à 1 tour,

Soit au total, 19,3% de femmes pour 80,77% d’hommes.

 

De même, pour 3000 conseillers territoriaux attendus, on peut poser la projection chiffrée suivante: 579 femmes conseillères territoriales (contre 1381 aujourd’hui) dont 285 élues sur liste et 294 élues au scrutin uninominal, pour 2421 hommes (contre 4462 aujourd’hui).

 

Projection F-H aux élections territoriales de 2014, selon le mode de scrutin[3]

 

Scrutin de liste

Scrutin uninominal

Total

(Avec contrainte paritaire

(Sans contrainte paritaire

projection élections régionales 2004

projection élections cantonales 2008

= 47,6%F – 52,4%H)

= 12,3%F – 87,7%H)

 

Nombre

%

Nombre

%

Nombre

%

Femmes

285

9,50%

294

9,80%

579

19,30%

Hommes

315

10,50%

2106

70,20%

2421

80,70%

Total

600

20%

2400

80%

3000

100%

 

Ainsi, dans le processus de fusion des Régions et des Départements, et de réduction du nombre des Conseillers Territoriaux, les femmes, qui verront leur effectif diminuer de - 58% (contre - 45,8% pour les hommes), sont les grandes perdantes.

Projection de la répartition F/H du nombre de sièges perdus entre 2004 et 2014

 

Nombre de sièges

avant 2014

Après 2014

Nombre de

sièges perdus

Pourcentage de

réduction

Femmes

1381

579

802

-          58%

Hommes

4462

2421

2041

-          45,8%

 

Ce projet de loi, au lieu de « favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives», organise tranquillement et obscurément leur recul.

On rappellera à cette occasion les recommandations de l’Union Européenne qui considère «  le seuil de 30% comme la condition minimale pour que les femmes exercent une influence appropriée afin que l’élaboration des politiques reflète les valeurs sociales économiques et culturelles de l’ensemble de la société. ». Concernant les futures assemblées territoriales, les femmes, mises en minorité, ne seront en mesure d’exercer aucune influence.

19.10.2009

Merci Frédérik

Mais dans quel pays vivons-nous donc ? De quelle classe (pour peu que le mot s'y prête encore) politique nous honore-t-on ?

 

Non contente de démanteler notre système économique et social, non satisfaite de nommer (il ne s'agit en rien d'une élection) le dauphin à la tête de l'Établissement Public d'Aménagement de La Défense, non rassasiée de nous abreuver de messages mensongers sur la fin des paradis fiscaux dont ses élus ont profité et semblent largement continuer de le faire, la Droite française, en résumé l'UMP, ose saluer avec force le retour de certains de ses membres privés de leurs droits civiques pour fait de corruption !

 

Quelle honte hier soir de voir Jacques Masdeu-Arus aux côtés de son poulain David Douillet, venu l'encenser d'avoir préservé l'héritage. Quel bel exemple de justice que de le voir se pavaner au milieu de ces assoifés de pouvoir qui ont tant blémi ces derniers jours. Quel scandale de les voir entonner la Marseillaise, et se l'approprier comme si nous étions les forces de l'étranger, et comme si ce chant était là pour défendre ceux-là même qui réfutent tout droit et toute valeur à la Justice de notre pays.

 

La démocratie est en danger quand les femmes et hommes au pouvoir s'arrogent tous les droits, y compris celui de faire adopter par simple décret la mise en place de fichiers policiers intégrant des données à caractère racial (devrais-je même dire raciste) !

 

Certes nous n'avons pas gagné ce week-end ! Certes Frédérik est arrivé derrière le judoka préféré des Français ! Mais il avait pour lui d'être un homme de terrain, engagé, impliqué, à l'écoute. Il avait pour lui de déstabiliser la droite qui il y a peu encore détenait cette circonscription en l'emportant avec plus de 60% des suffrages. Il a pour lui de ne pas se décourager, de rassembler les forces de gauche, celles qui ont compris que c'est dans l'union et l'action que nous pouvons l'emporter et redonner à la France ses valeurs et ses couleurs ! Certaines communes nous ont réservé de si bonnes surprises que la droite commence à se faire quelques cheveux blancs pour les prochaines échéances !

 

Merci Frédérik pour cet espoir que tu nous as servi et celui que tu donnes à tous ces femmes et ces hommes de gauche, humanistes et démocrates, qui ne se résignent pas à voir notre pays sombrer dans la régression sociale et économique ! Merci Frédérik de nous donner le courage de continuer à nous battre, à arpenter les marchés et les quartiers pour préparer les prochaines échéances ! Merci à toute ton équipe, Yveline, Sophie, Nicolas, Mickaël, Hicham, et tous ceux que je ne puis citer ici, merci à tous ces militants, sympathisants, amis ou proches, qui t'ont accompagné et qui porté l'espoir durant cette campagne.

 

Merci Frédérik ! La bataille des idées, le combat pour l'équité, la lutte pour nos valeurs d'égalité, de liberté, de fraternité et de laïcité, se poursuivent et le vent de la reconquête s'est levé ! Il est de notre devoir de poursuivre, dans le cadre des Régionales, de la vie quotidienne de nos territoires. Les Yvelines restent une terre de mission ! Mais il n'en est aucune au travers de l'histoire qui n'ait un jour cédé aux assauts humanistes et démocratiques.

 

Didier DUGUÉ
Conseiller Fédéral - Secrétaire Fédéral aux Questions Économiques et Sociales

16.10.2009

Jean Sarkozy à la tête de l’EPAD : nouvelle traduction d’une conception monarchique du pouvoir

Le Parti socialiste dénonce avec force le projet de nomination de Jean Sarkozy à la tête de l’EPAD.

Au-delà des doutes sur les capacités d’un élu inexpérimenté à gérer un des plus gros établissements d’aménagement d’Europe, elle relève du fait du prince, inadmissible en démocratie, et traduit l’extension de la mainmise du clan présidentiel sur l’Île-de-France.

Cette nomination s’inscrit aussi dans un mouvement d’ensemble de recentralisation et de dépossession démocratique. Le projet dit du « Grand Paris » a déjà pour but d’écarter les élus locaux et franciliens des décisions concernant l’avenir de la métropole.

Avec le fils du Président à la tête de l’Établissement public d’aménagement de La Défense, c’est une nouvelle étape qui est franchie. Cet établissement intervient sur un territoire dont l’avenir est décisif pour l’ensemble de l’Île-de-France, notamment pour les questions liées à la répartition des richesses, à l’égalité territoriale, au développement du logement et des transports en commun et au développement économique.

Le Parti socialiste s’associe aux protestations citoyennes et demande à Nicolas Sarkozy et à l’UMP d’abandonner ce projet funeste qui fait déjà de la France la risée des démocraties.

Communiqué de Marianne Louis secrétaire nationale du Parti Socialiste à la Politique de la ville
et d’André Laignel, secrétaire national du Parti socialiste à l’Aménagement du territoire et du développement local

15.10.2009

Le 18 octobre, je vote Frédérik Bernard

La victoire est à portée de main.
Soyons nombreux, demain, autour de Frédérik et des nombreux soutiens qui se sont manifestés et portés sur sa candidature. Le dernier en date ne fait que renforcer cette nouvelle majorité qui se regroupe autour du seul candidat réellement local, du seul des deux finalistes à vivre sur la circonscription et à pouvoir y voter. Cette nouvelle majorité est à même de l'emporter dimanche et de nous redonner courage et espoir pour les échéances à venir : électorales bien sûr avec les Régionales de mars 2010, mais politiques surtout dans les combats qui s'annoncent contre l'entreprise de déstructuration sociale et économique de notre pays menée par Nicolas Sarkozy, son gouvernement et ses godillots.
Pour mémoire, je vous rappelle que Corinne Lepage, eurodéputée MoDem et présidente de CAP21, apporte son soutien à Frédérik Bernard, maire socialiste de Poissy, pour le 2ème tour de la législative partielle de la XIIe circonscription des Yvelines. Elle a déclaré aujourd'hui que « Frédérik Bernard est un homme de terrain profondément humaniste dont l’engagement pour la circonscription n’est plus à prouver. J’apprécie ses combats en faveur du développement durable comme notamment la création du « Comité de liaison des Maires contre l’A104 » dont l’objet est de faire respecter les préconisations du Grenelle de l’Environnement, en s’opposant à tout tracé d’autoroute en zone urbanisée. »
 
Alors comme elle, soutenons Frédérik et soyons nombreux demain à venir le soutenir à Poissy au CDA à 20h00, 53 avenue Blanche de Castille.
Didier DUGUÉ
Conseiller Fédéral des Yvelines - Secrétaire Fédéral aux Questions Économiques et Sociales

14.10.2009

La loi Carle

Le 15 juin dernier, l’Assemblée Nationale a examine la proposition de loi Carle adoptée le 10 décembre 2008 par le Sénat.

Elle vise à « garantir la parité de financement entre les écoles élémentaires publiques et privées sous contrat lorsqu'elles accueillent des élèves scolarisés hors de leur commune de résidence ».

Il s'agit là de reconnaître, de fait, une mission de service public aux écoles privées qui sont pourtant des entreprises n'ayant aucune des obligations des écoles publiques (laïcité, obligation d’accueil de tous les élèves, continuité de service et gratuité pour les familles) et de contraindre les communes à financer des écoles privées en dehors de leur territoire. En effet, si une commune juge que la demande d'une famille n'est pas recevable, le Préfet peut obliger la collectivité à financer la scolarisation des enfants de cette famille hors de sa commune de résidence : « La contribution de la commune de résidence revêt le caractère d'une dépense obligatoire lorsqu'elle ne dispose pas des capacités d'accueil nécessaires à la scolarisation d'un élève dans une école publique ».

Cette loi remet en question la libre administration des communes. En effet il n’y a pas d’accord préalable, la commune est mise devant un fait accompli et doit le faire supporter à l’ensemble des contribuables. On fait ainsi primer l’intérêt particulier sur l’intérêt général en favorisant la scolarisation dans les écoles privées, à 80% confessionnelles.

L’école publique est celle de tous les citoyens.

En tant que socialistes, nous sommes particulièrement attachés au principe selon lequel «L’organisation de l’enseignement publique gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’État».

Nous entendons donc défendre le caractère laïque des institutions de la République au premier rang desquels se trouve l’école et de ce fait nous devons interpeller les élus de la Nation afin que la constitution soit respectée.

 

 

Didier DUGUE

Conseiller Fédéral - Secrétaire Fédéral aux Questions Economiques et Sociales.

La Fiducie "islamique"

Le 17 septembre dernier, les députés ont adopté en séance des dispositions modifiant le droit français de la fiducie (transfert de propriété soumis à des conditions d’usage et de durée) pour permettre à des PME de bénéficier de « sukuks », c’est-à-dire des investissements en obligations réservés à des investisseurs étrangers de confession islamique.

Il s’agit donc de l’introduction dans le Code Civil de dispositions compatibles avec la Charia puisque les investissements dont il est question doivent être validés préalablement par un conseil de conformité aux principes islamiques issus de la loi coranique.

En outre, pour être compatible avec la Charia, le titulaire du « sukuk » doit disposer d’un droit équivalent en terme économique à un droit de propriété sur les actifs placés dans le patrimoine fiduciaire. On peut alors imaginer aisément la capacité de pression d’un tel investisseur, par exemple sur la politique sociale de l’entreprise concernée, ou encore sur son action éventuelle dans la société.

On introduit donc dans le droit financier français des critères subjectifs répondant à une éthique fondée sur des principes religieux interdisant certaines activités jugées moralement illicites.

Pour justifier leurs positions, le gouvernement et les parlementaires qui soutiennent ces mesures expliquent cyniquement qu’il s’agit de rendre la France plus attractive aux investisseurs en provenance des pays du Golfe – dont chacun connaît le triste bilan en matière de droits de l’Homme - et de rattraper le retard que la Place de Paris aurait pris par rapport à celle de Londres.

Cette approche purement mercantiliste et financière fait abstraction de la question fondamentale immédiatement sous-jacente : introduire, sous couvert de profits potentiels, des dispositions législatives fondées essentiellement sur la morale religieuse de tel ou tel groupe d’investisseurs étrangers, revient à porter atteinte à la laïcité républicaine, creusant ainsi encore un peu plus le lit déjà profond du communautarisme.

 

En conclusion, n’oublions pas que « La Laïcité… c’est ce moyen de vivre ensemble, « inventé » par le peuple français pour résoudre les problèmes de coexistence entre eux. » Œuvrons chaque jour à la préserver et à agir pour elle ! Combattons les adeptes d’Albert Falloux et défendons les victoires de Jules Ferry. Il en va de la défense des Droits de l’Homme et du Citoyen, de la communauté nationale face au communautarisme, de l’intérêt général face aux intérêts personnels.

 

Didier DUGUE

Conseiller Fédéral - Secrétaire Fédéral aux Questions Economique et Sociales

28.03.2007

A propos des violences à la gare du Nord


Qu'un simple contrôle puisse dégénérer dans un affrontement aussi violent prouve que quelque chose ne va plus.


Ségolène Royal invitée de « En aparté » sur Canal +

 

 

Ségolène Royal revient sur les incidents de la gare du nord "Bien évidemment les voyageurs doivent payer leur billet. Mais qu'un simple contrôle puisse dégénérer dans un affrontement aussi violent prouve que quelque chose ne va plus"

"En cinq ans d'un gouvernement d'une droite qui avait fait de la sécurité son thème de campagne, on voit que c'est l'échec sur toute la ligne".

"Les gens sont dressés les uns contre les autres, ont peur les uns des autres. La police a parfois peur de se rendre dans certains quartiers ou de procéder à certains contrôles", ajoute-t-elle avant de conclure : "Ce n'est pas la République".

Ségolène Royal veut "une République de l'ordre juste" où "la police" comme "les citoyens" sont "respectés". "Il faudra un ministre de l'Intérieur qui remette de l'ordre juste au sens où chacun aura le sentiment d'obéir aux mêmes règles".

La candidate socialiste plaide pour "une société de confiance et d'harmonie". "C'est un grand défi à relever, il faudra agir vite", ajoutant que "la situation s'est dégradée" dans les quartiers depuis les émeutes de novembre 2005.

Elle réaffirme son intention de "créer une police de quartier pour remplacer la police de proximité qui a été très maladroitement supprimée" par la droite. Ces incidents montrent d’ailleurs "l'échec sur toute la ligne" de la droite en matière de sécurité depuis 2002.

Face aux propos de François Baroin, ministre de l’intérieur, concernant la régularisation des sans papiers, Ségolène Royal déclare : "Faire des déclarations de ce type ne fait qu'envenimer les choses. Donc ça n'est pas responsable de faire des déclarations de ce type sans indiquer clairement à l'opinion, qui a le droit de savoir, et aux principaux intéressés aussi, quels sont les critères" de régularisation.

Elle affirme ne pas pouvoir "répondre de façon abstraite à cette question-là puisque ce qu'il doit annoncer, ce sont justement les deux principes que je viens d'évoquer : quels sont les critères et quels seront les principes qui seront appliqués".

"Dans une République, il y a des règles et dans une démocratie, il y a de la transparence sur ces règles. C'est aujourd'hui ce qui manque cruellement"

"Dans la confusion des règles et le manque de transparence, il y a des tensions, des révoltes".







Toutes les notes