30.11.2006
NON à l’autoroute A 104 à travers Conflans
Cette décision est irresponsable. Ce tracé par Conflans n’a jamais été envisagé depuis presque quarante ans que dure ce projet. Il n’a pas été discuté lors du débat public qui vient d’avoir lieu. Le ministre l’a sorti de son chapeau pour répondre aux intérêts des industriels des zones d’activités de la ville nouvelle et de PSA Peugeot avec un parti pris du « tout routier » puisque, dans le même temps, il a décidé de fermer la gare de triage ferroviaire d’Achères.
C’est une décision bassement politicienne car les communes les plus touchées par sa décision sont toutes de gauche : Pierrelaye, Eragny, Achères et surtout Conflans.
C’est un véritable gâchis environnemental, écologique et pour la santé publique. C’est aussi un gâchis financier pour les contribuables qui vont payer des travaux pharaoniques qui ne permettront même pas le bouclage de la Francilienne. C ’est un gâchis technique dans la mesure où, sur dix kilomètres seulement, on multiplie les franchissements de fleuve et les échangeurs.
Le tout est d’un cynisme incroyable au moment où le gouvernement se gargarise de développement durable et où le Président de la République s’en va donner des leçons au monde entier sur le sujet.
La position responsable concernant ce dossier est la suivante :
1/Il faut boucler la Francilienne. C ’est une évidence d’ordre régional.
2/Il faut alléger le trafic de la RN 184. C’est un impératif local qui a toujours été admis comme prioritaire.
3/Le bouclage de la Francilienne doit se faire dans des zones non urbanisées ou, à défaut, dans les zones les moins urbanisées.
4/Les choix de tracé et des techniques mises en œuvre doivent prioritairement se faire d’abord selon des critères de protection de santé publique et de protection contre les nuisances de toutes sortes. L’Homme d’abord, les intérêts industriels et financiers après !
Ces objectifs sont de simple bon sens. Ils ont toujours été admis par la plupart des responsables qui se sont occupés du dossier. Le Ministre à tout faux sur chacun de ces points et les déclarations de principe ne suffisent pas si elles ne se traduisent pas dans la réalité.
Il faut faire annuler cette décision !
Le Maire a fait un recours en annulation devant le Conseil d’Etat. Parmi toutes les démarches entreprises auprès des responsables politiques, la réponse faite par Ségolène Royal est extrêmement importante. Elle critique le choix gouvernemental. Elle qualifie d’absurde le choix fait par le Ministre. Elle s’engage à revoir ce dossier. Pour nous, cela est très positif et nous donne une raison immédiate d’appeler les conflanaises et les conflanais à tenir compte de cet engagement écrit de Ségolène Royal pour leur vote à la prochaine élection présidentielle.
Nous invitons par ailleurs les conflanaises et les conflanais à noter que leur député Pierre Cardo n’a pas eu un seul mot de soutien pour eux qui sont pourtant les plus touchés par la décision du ministre.
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CONSEIL REGIONAL DES 15 ET 16 NOVEMBRE 2006
REPONSE A LA QUESTION ORALE
DEPOSE PAR LE GROUPE « LES VERTS »
Cher collègue,
Vous m’avez interrogé sur ma réaction aux décisions du Ministre de l’Equipement et des Transports sur le prolongement des autoroutes A 104 et A 12.
Ce que j’en pense, très simplement, c’est que le ministre a fait les pires choix de tracés qu’il pouvait faire sur ces deux opérations. Je l’ai d’ailleurs indiqué au Préfet Landrieu hier. Et j’aurais l’occasion de le redire directement au Ministre Perben dans les prochains jours.
Pour aller au-delà de cette réaction à chaud mais raisonnée, je dois tout d’abord rappeler que depuis 1998, j’ai constamment et obstinément fait prévaloir la priorité aux transports collectifs dans nos politiques. Cette volonté s’est progressivement installée dans nos budgets et a trouvé un nouveau champ et une nouvelle dynamique avec le transfert du STIF aux collectivités territoriales. Enfin, le SDRIF en cours d’élaboration inscrira définitivement cette orientation dans une perspective de long terme.
Vous faites référence aux débats publics organisés cette année sur les projets de prolongement de l’A 104 et de l’A 12, et aux positions que les représentants de la Région ont pu y faire valoir.
Notre majorité n’a pas eu une position unifiée dans la durée sur ces deux dossiers. La décision du ministre a le mérite de nous réconcilier entre nous et avec les populations concernées qui auraient à souffrir de la mise en œuvre des projets retenus par l’Etat.
Et là, au-delà du Président de région, c’est l’élu conflanais qui vous répond, directement concerné qu’il est par un choix inepte et destructeur pour des villes et des populations dont certaines sont déjà en grandes difficultés.
Dans ces conditions, je persiste à dire que l’urgence consiste toujours à mener au plus vite les études et les travaux de requalification et de mise en sécurité de la RN 10 dans la traversée de Saint Quentin en Yvelines et je confirme que la Région est toute prête à poursuivre et consolider l’effort qu’elle a déjà consenti tout au long du Contrat de Plan Etat-Région 2000-2006 en faveur de cette opération inscrite au contrat à sa demande.
Cette position est tout aussi valable dans le cas de l’A 104, et de la RN 184. Là encore, la mise en sécurité et la requalification de la RN 184 entre Saint Germain et Conflans-Sainte-Honorine ont été inscrites au Contrat de Plan 2000-2006 à la demande de la Région et restent l’urgence majeure.
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14.11.2006
A 104
Dominique LEFEBVRE , Président de la COMMUNAUTE D ’AGGLOMERATION de Cergy-Pontoise PREND ACTE DE LA DECISION et EXIGE DES GARANTIES DE MISE EN ŒUVRE, notamment à CONFLANS
Suite à la décision du Ministre des Transports, de l’Equipement, du Tourisme et de la Mer, sur le prolongement de la Francilienne entre Méry sur Oise et Orgeval, qui se fera selon le tracé « vert », Dominique Lefebvre précise sa position :
La Communauté d’agglomération a pris acte de la décision du Ministre qui répond aux intérêts de l’Agglomération tels qu’exprimés au cours du débat public, notamment dans le cahier d’acteur publié par la CpDP de Juin 2006.
Le Conseil communautaire du 7 novembre a également adopté une motion demandant des garanties de mise en œuvre, essentiellement à Eragny.
Au vu des éléments contenus dans le dossier, comme pour la ville d’Eragny, Dominique LEFEBVRE insiste pour que la ville de Conflans ne voit pas ses intérêts sacrifiés par les conditions de réalisation de cette infrastructure.
En l’état du projet, les conditions de la traversée de Conflans semblent insuffisantes pour assurer la protection des riverains.
Le président de la Communauté d’agglomération apporte donc son soutien à la ville de Conflans, ses élus et ses habitants, dans la défense de leur droit légitime à une qualité de cadre de vie, qui ne devra pas être entamée par les conséquences de la réalisation de cette nouvelle infrastructure,
Enfin, Dominique Lefebvre insiste notamment sur la requalification de la RN 184 qui doit être entreprise sans attendre, en reprenant les études réalisées depuis 2004.
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