30.11.2006

Graves menaces sur l'emploi dans la filière automobile

medium_precarite-alim-300.2.jpgLes sous-traitants pourraient supprimer jusqu'à 10.000 emplois cette année dans l'Hexagone et 20.000 l'an prochain. Fermetures de sites et délocalisations sont à l'ordre du jour. Les équipementiers français sont pénalisés par le marasme du marché automobile français et européen.

03.10.2006

Les socialistes contre la privatisation de GDF et pour la création d’un grand pôle énergétique public européen

medium_236927695_a7fc378688_m.jpgDepuis le 7 septembre, la rentrée parlementaire est marquée par le texte de loi du gouvernement qui prépare les conditions d’une fusion de Gaz de France avec Suez. Pourtant rien n’obligeait la droite à privatiser Gaz de France, contrairement aux engagements solennels pris il y a deux ans par le ministre de l’économie de l’époque, Nicolas Sarkozy, actuel ministre d’État, devant les parlementaires. Seule l’idéologie libérale guide la gouvernement dans ce dossier. Les conséquences négatives, sur les consommateurs, sur l’emploi, mais aussi sur le service public de l’énergie seront majeures.

Le Parti Socialiste s’oppose totalement au projet de fusion, dont le seul but est la privatisation de Gaz de France. Ce projet dogmatique et idéologique de casse du service public est néfaste, inutile et dangereux.

Néfaste car les tarifs ne seront plus régulés et le prix du gaz deviendrait la principale variable d’ajustement des dividendes des actionnaires.

Pour préparer la privatisation, le résultat net semestriel de Gaz de France a ainsi progressé de plus de 40% à 1,7 milliard d’€uros fin juin 2006, essentiellement par l’augmentation des tarifs du gaz de près de 30% sur un an.

Mais le projet est aussi néfaste pour les salariés qui seront les autres grands perdants de l’opération. N’oublions pas que près de 50 000 salariés sont communs à EDF et GDF ! Que deviennent-ils dans l’opération ? C’est bien là le cadet des soucis du gouvernement ! Il est clairement envisageable que la fusion soit synonyme de suppressions massives d’emploi, liées à la disparition de certaines missions aujourd’hui assurées par les deux entités. Max ROYER, secrétaire général de la fédération énergie de Force Ouvrière, table ainsi sur la disparition de 4 à 6 000 postes sur le long terme.

Inutile car la nouvelle entité ne serait absolument pas à l’abri d’une OPA hostile. Loin de protéger Suez, le projet de fusion mettrait également en danger Gaz de France. Au prétexte d’une curieuse conception du patriotisme économique, le gouvernement préfère protéger Suez d’une OPA italienne, et donc européenne, en fragilisant deux entités au lieu d’une, et en rendant plus facile une OPA future d’un opérateur hostile comme GazProm. Il préfère donc livrer aux mannes financières l’un des fleurons de notre industrie au prétexte d’une soit-disant libéralisation des marchés.

L’État rendu minoritaire dans le capital sera contraint alors à une logique défensive face aux actionnaires privés, et ne pourra en aucun cas développer une stratégie industrielle de renforcement de notre indépendance énergétique. Que penser alors des engagements pris par l’État pour la période 2005-2007 en matière d’évolution des tarifs, de continuité de fourniture, de qualité du service rendu, de protection de l’environnement et d’effort de recherche ? Tout cela ne pèsera pas lourd face à la volonté des actionnaires d’améliorer la plus-value et d’augmenter les dividendes. Les premiers échos des actionnaires actuels de Suez sont éloquents sur le sujet !

Dangereux pour la sécurité d’approvisionnement et l’indépendance énergétique du pays, dépossédé de ses infrastructures de transport et de stockage de gaz. Cette décision précipitée aura des conséquences sur le long terme. En privatisant GDF, le gouvernement offre à un groupe privé ses réseaux, clientèles et expériences, payés par les deniers publics. Pire la droite prive l’État de tout contrôle réel des politiques tarifaires.

L’État, devenu minoritaire dans le capital , perdrait ainsi la maîtrise du principal outil de sa politique énergétique et fragiliserait sans autre fleuron, EDF, en exacerbant la concurrence dans le secteur électrique, au profit du secteur privé. Comme le signale Alain VIDALIES, secrétaire national du PS aux entreprises, de très lourdes opérations de marketing vont être menées dès janvier prochain pour tenter de séduire les ménages français. Le gouvernement promet déjà une offre commune gaz-électricité mise en place par GDF et Suez. Il se fait le promoteur d’un groupe privé, allant ainsi à l’encontre d’une entreprise dont il est le principal actionnaire, EDF !

Troisième grand danger, la dégradation potentielle du réseau. Comme nous pouvons le constater aux Etats-Unis, des entreprises privés aussi performantes que BP ont vite fait de rogner sur leurs investissements et sur l’entretien du réseau pour rétribuer de façon totalement injustifiée leurs actionnaires. De même, cela devrait entraîner une forte tension sur le marché du nucléaire. En effet, l’existence d’un deuxième groupe énergétique concurrent d’EDF possédant lui-même 4 centrales en Belgique ne peut que renforcer la tension, poussant l’État à remettre en cause les garanties apportées sur ce marché sous la pression de ces nouveaux actionnaires privés.

Au-delà de cette volonté manifeste du gouvernement de passer en force et d’imposer un choix idéologique aux Français, il faut noter que la fusion projetée ne répond pas aux exigences européennes. Non seulement ce projet ne tient pas compte des clauses négociées en 2000 par Lionel JOSPIN, mais il prévoit de privatiser GDF, au grand mécontentement de la Commission Européenne.

En effet, les clauses d’accompagnement négociées par le premier ministre socialiste de l’époque et sur lesquelles la commission s’était engagé à élaborer une directive sur les services d’intérêt économique ne sont pas prêtes. La Commission a prévu de réaliser une étude d’impact sur les possibles conséquences de l’ouverture à la concurrence sur le marché de l’énergie à horizon fin décembre. De même, la Commission a envoyé une lettre de griefs à GDF et Suez concernant leur fusion éventuelle le 18 août dernier. Mais le gouvernement s’acharne et ne trouve pas utile d’attendre les conclusions et l’avis final de Bruxelles. Il préfère agir dans la précipitation et l’urgence que lui impose son illégitimité grandissante. Battu lors de tous les derniers rendez-vous électoraux, dirigé par un premier ministre qui ne s’est jamais soumis au vote des Français et un ministre d’État plus soucieux de son avenir que de son action présente, le gouvernement tente d’imposer par la force ce qu’il ne peut faire accepter par le jugement démocratique.

Car les Français ont toujours manifesté leur attachement au service public de l’électricité et du gaz. La droite démantèle ce service public, alors même que les prix de l’énergie flambent et que la dérégulation est partout un échec.

Pour les dirigeants socialistes, la seule alternative crédible au texte présenté par le gouvernement tient dans la défense d’une politique énergétique européenne et nationale. Le Parti Socialiste propose donc la constitution d’un grand pôle public de l’énergie autour d’EDF et Gaz de France ramenée dans le giron public. Seul ce montage permettrait en effet de définir une politique commune visant la sécurité des approvisionnements, la diversification des sources d’énergie, mais aussi fondée sur le nucléaire, les énergies renouvelables et la maîtrise de la demande. Nous militons pour une intervention de l’État dans l’économie de l’énergie, qui doit impérativement rester au service de l’intérêt général. Car dans ce grand pôle public de l’énergie constitué autour d’EDF, il faut associer des acteurs français et européens de l’électricité, du nucléaire et du gaz. Les intéressés profiteraient alors d’une force de frappe suffisante pour faire face à la compétition internationale, tout en garantissant aux usagers des conditions tarifaires sûres et un accès égal à l’énergie. Loin, très loin de l’option idéologique du gouvernement conduisant à la seule privatisation de GDF pour voler au secours de Suez !

24.06.2006

Le budget mystifié de Thierry Breton

medium_budget-300.jpgAlors que le débat d'orientation budgétaire débute jeudi 22 juin à l'Assemblée nationale, la fabrication du budget pour 2007 s'avère périlleuse. La dette de l'Etat est phénoménale, la croissance est durablement faible, l'investissement est atone et le commerce extérieur est défaillant. La seule réponse de Villepin et consorts est la suppression de 15 000 postes de fonctionnaires.
Eric Besson, secrétaire national du PS à l'économie, a le 21 juin organisé une conférence de presse sur ce thème, démontrant pourquoi la droite est incapable d'encourager une croissance française dans un contexte mondiale tout à fait favorable, comment elle lie à des fins idéologiques les dépenses publiques et la dette de l'Etat, ou encore en quoi la plupart de ces mesures et projets de loi, non financées, hypothèquent l'avenir.
« Plutôt que de baisser le nombre de fonctionnaires de manière purement idéologique, le gouvernement ferait mieux de remettre en cause la baisse de l'impôt sur les revenus prévue en 2007. Cette mesure en faveur des plus favorisés va coûter 3,5 milliards d'euros, soit 7 fois plus que ce que vont nous rapporter les suppressions de postes de fonctionnaires", avait aussi réagi François Hollande, le 7 juin.

17.06.2006

Hausse de la précarité, de l’exclusion, du nombre de salariés pauvres… « Notre environnement social se dégrade »

medium_precarite-alim-300.jpgTel est le constat fait par Pierre de Poret, président de la fédération française des banques alimentaires, à la lecture des résultats de l’enquête nationale indépendante réalisée par l’Institut CSA à la demande de sa fédération. Le principe : réaliser une enquête sur la précarité … en interrogeant ceux qui la vivent au quotidien.
Et les résultats sont bien là : la précarité ne cesse de gagner du chemin en France, creusant ainsi les inégalités. Jacques Chirac nous parlait en 1995 de « fracture sociale ». Plus de 10 ans après, c’est une « facture sociale » qu’il laissera à la France et à ceux qui seront demain aux responsabilités.
Face au désengagement des gouvernements successifs de Jacques Chirac, qui se cachent derrière une décentralisation inaboutie faute de transfert de moyens, il faut bien trouver des solutions au niveau local afin de venir en aide à ceux qui ne peuvent se permettre d’attendre. Ainsi, Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France, avec le soutien de l’ensemble de la gauche, tient, lui, ses promesses de campagne : plus de 1 million de Franciliens démunis bénéficieront dès le 1er octobre 2006 d’une réduction de 75% du prix de la carte orange, et celle-ci sera gratuite pour les Rmistes de la région courant 2007.
De même, la Ville de Paris a augmenté son budget solidarité de 70% depuis 2001 et mis en place de nombreux dispositifs permettant de répondre mieux aux besoins des familles défavorisées. Preuves que la solidarité est possible quand on s’en donne les moyens.

25.05.2006

Diversion "sociale"

Du haut de leurs fauteuils de cuir, les dirigeants d'EADS ont décidé d’"arrêter les activités bénéficiaires sans perspective de rentabilité", ce qui conduit à l’arrêt des activités d’EADS Sogerma services sur le site de Mérignac. Confrontée à une diminution de ses activités depuis 2001, Sogerma qui emploie 3.000 personnes en France, à Mérignac, Toulouse, Rouen, Rochefort et au Bourget , avait déjà supprimé 190 postes en septembre 2005, dont 139 à Mérignac et 51 à Rochefort. Sogerma compte également six sites à l'étranger: Etats-Unis, Canada, Maroc, Tunisie, Turquie et à Hong Kong. Forcé d'intervenir sur ce dossier pour tenter de sauver son image désastreuse, le Premier ministre Dominique de Villepin a assuré sur France 2 qu'il veut "aller plus loin" que ce qui est envisagé pour sauver des emplois de la Sogerma !!!

Mais alors pourquoi Dominique de Villepin n'a-t-il pas exigé de sa ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie que la maintenance des avions militaires C130 se fasse en France et non au Portugal?

Pourquoi, alors que l'Etat est actionnaire du groupe européen EADS à hauteur de 15%, et que le groupe Lagardère n'en détient que 7,5%, a-t-il autorisé l'installation de filiales pour la maintenance en Tunisie et au Maroc et demain en Inde?

Pourquoi laisse-t-il la conversion des avions commerciaux en avions cargos à Dresde, dans la filiale EADS EFW déjà en surcharge, et pourquoi ne demande-t-il pas que la maintenance des futurs A400 M se fasse à Mérignac?

Pourquoi enfin avoir engagé des fonds publics pour construire un hangar d’accueil de pièces de l’A380, d’un coût de dix-huit millions d’euros, pour fermer le site quelques mois plus tard?

Cessons de verser des larmes de crocodile et d'accuser la « mondialisation » ? la réalité est tout autre : le 8 mars dernier, Noël Forgeard, PDG du groupe, annonçait les résultats 2005, "les meilleurs de son histoire" ! presque 3 milliards d’euros de profits (en hausse de 17%) auxquels s’ajoute un "trésor de guerre", une trésorerie (+39 %) d’environ 5,5 milliards d’euros. Et ces résultats sont encore en hausse en 2006 puisque de janvier à mars, le Groupe a enregistré une hausse de 30% de son chiffre d'affaires et que son "EBIT" (résultat opérationnel avant amortissement de la survaleur et exceptionnels) a progressé de 19%. Les actionnaires sont les bénéficiaires directs de l’opération : leur rente augmentera d’environ 30 %. "EADS a réalisé un exercice fiscal sans précédent et nos actionnaires doivent en récolter les fruits. Les performances exceptionnelles de 2005 nous permettent de revoir à la hausse le dividende versé. Pour les années à venir, nous espérons maintenir un versement de dividende s'inscrivant dans la politique de développement à long terme du Groupe", a déclaré Hans Peter Ring, Directeur Général Délégué aux Finances d'EADS. Pour le reste, le groupe envisage de coûteuses acquisitions, en particulier dans le domaine militaire, et taille dans ce qui rapporte moins de 10 % de profits annuels supplémentaires …

L’appétit sans fin des actionnaires ne peut continuer de faire loi, et dans cette affaire, le gouvernement doit être mis en face de ses responsabilités.

Le conseil municipal de MERIGNAC, réuni le samedi 13 mai en séance extraordinaire par le député-maire Michel Sainte Marie, a voté à l’unanimité -tous groupes politiques confondus - la motion de soutien suivante aux salariés de la SOGERMA.

APPORTEZ LEUR VOTRE SOUTIEN

SIGNEZ LA PETITION

http://www.psmerignac.com/wiki/tiki-index.php?page=petiti...

retrouvez cet article sur : http://rassembleragauche78.hautetfort.com/

21.05.2006

Les mensonges de Villepin et ses ministres

Alors que le premier ministre se répand dans la presse, ou fait dire par ses proches (Hervé Mariton dans Le Parisien d'aujourd'hui), que l'affaire Clearstream n'est qu'une manipulation journalistique et que seuls comptent les "bons" résultats obtenus depuis son arrivée à Matignon, la réalité des chiffres est toute autre.

Comment peut-on faire croire à nos concitoyens que la situation est en voie d'amélioration lorsque le chômage ne baisse qu'artificiellement, que le prix du carburant atteint des sommets jamais connus, qu'il est impossible de trouver un logement pour les plus démunis d'entre nous, et que les violences sur les personnes connaisent une augmentation sans précédent ? Comment nous faire croire que tout va bien dans ces conditions ?

Tout simplement par la manipulation des chiffres et un discours hors de la réalité. Ainsi, Thierry Breton, le ministre qui parle tant de la baisse des déficits tout en continuant à favoriser leur augmentation, a présenté hier les résultats de la croissance dans notre pays.

En pleine crise de confiance à l'égard du gouvernement, le ministre de l'Economie Thierry Breton a vanté les résultats économiques de la France, malgré des chiffres moins bons que prévu. Les résultats du premier trimestre en matière de croissance du PIB "sont bons", a-t-il dit lors d'une conférence de presse, une heure et demie après la publication de ces chiffres par l'Institut national de la statistique (Insee). "La croissance de notre pays s'est nettement accélérée au premier trimestre, même si elle est un peu en-deçà (...) de ce que les conjoncturistes avaient pu envisager", a-t-il déclaré.

Mais la réalité est toute autre. Ainsi selon l'Insee, le PIB français a progressé de 0,5% au premier trimestre 2006, alors que les économistes s'attendaient à une augmentation de 0,6%. L'Insee a en outre révisé à la baisse les résultats du dernier trimestre 2005 et de l'ensemble de l'année dernière. Selon l'institut, le PIB français a ainsi augmenté de 0,3% au quatrième trimestre au lieu de +0,4% et de 1,2% sur 2005, au lieu de 1,4% - ce qui était déjà en dessous de la fourchette de 1,5% à 2% retenue pour l'an dernier par Thierry Breton.

"Ce qui est important, c'est la tendance (...) C'est vrai que le prix du baril de pétrole a pesé sur la croissance au cours de l'année 2005", a commenté Thierry Breton, qui ne s'est pas étendu sur les chiffres de l'année dernière, et pour cause. Il a au contraire appliqué à la lettre les directives du président Jacques Chirac, qui a demandé fermement mercredi à ses ministres de mettre en avant leurs résultats plutôt que de se livrer au jeu des rivalités internes sur fond d'affaire Clearstream. Il a su transformer un échec de plus à mettre au crédit de ce gouvernement qui ne fait plus que gérer la sortie de crise afin d'éviter une déroute en 2007, en un pseudo succès qu'il est bien le seul à s'accréditer.

Après les violences urbaines de l'automne dans les banlieues et la fronde sociale qui a contraint le gouvernement à retirer le "contrat première embauche" (CPE) ce printemps, l'affaire des faux listings de la société Clearstream a continué de saper la confiance des Français dans le pouvoir exécutif. Ainsi, malgré une baisse presque continue du chômage depuis un an, seulement 19% d'entre eux auraient une bonne opinion de l'Etat dans ce domaine, selon un sondage publié mercredi par La Tribune et France Inter. La preuve est donc faite que les Français ont bien compris que cette baisse n'est qu'artificielle, et qu'elle correspond plus à des sorties obligées des chiffres de l'ANPE qu'à une véritable relance de l'emploi.

Quant aux économistes, ils se disent très déçus par les chiffres publiés vendredi par l'Insee. "Il y a bien une reprise de l'économie française mais si poussive !", résume Nicolas Bouzou, de l'institut Xerfi. Thierry Breton s'est attaché à prendre le contre-pied des appréciations pessimistes des économistes et a réaffirmé que la croissance du PIB français s'installait "clairement sur une tendance annuelle au milieu de la fourchette" de 2% à 2,5% qu'il est bien le seul à constater.

16.05.2006

Libéralisme et droit à l'information

Si l'événement peut relever de l'anecdote ridicule, il n'en demeure pas moins un symbole de la montée en puissance du libéralisme sauvage.

Ainsi donc, dimanche, sur les coups de 11h30, Raymond Domenech vient sur la chaîne privée TF1 (dont le propriétaire principal, rappelons-le, est l'un des meilleurs amis du petit ministre de l'intérieur, par la taille s'entend !) annoncer la liste des 23 joueurs sélectionnés pour la coupe du monde de proxénétisme, pardon, de football, en Allemagne. Face à bon nombre de journalistes à l'affût d'explications sur les choix du sélectionneur, Raymond Domenech reste flou, presque silencieux.

Et l'on découvre le lendemain, que la primeur des informations était réservée à l'un des sponsors de l'équipe sportive, opérateur de téléphonie mobile !

Jusqu'où ira donc se nicher le poids de l'argent roi ? Jusqu'à quelle extrêmité devra-t-il nous conduire ? Que l'on soit fervent supporteur ou simple amateur, nous avons tous le droit à l'information, qui doit rester un service public, surtout lorsqu'il concerne un sport aussi populaire que le football.

Gageons que si nos joueurs restent pendus au téléphone, ils pourront obtenir des informations sur les tactiques de jeu à employer pour l'emporter le 9 juillet ! Vive le sport !