06.11.2009

La Fédération Yvelines du Parti Socialiste s'associe aux associations et aux organisations syndicales pour soutenir le mouvement des travailleurs et des travailleuses sans papier

ILS BOSSENT ICI, ILS VIVENT ICI, ILS RESTENT ICI !

1)Vous pouvez signer la pétition en ligne sur le site suivant : http://www.travailleurssanspapiers.org/

2) Vous trouverez sur le site la pétition au format PDF que vous pouvez faire signer et l'adresse postale à laquelle la renvoyer

Les éluEs qui souhaitent apporter leur soutien peuvent le faire en écrivant à contact@travailleurssanspapiers.org

IL FAUT ALLER AU BOUT DES DISCUSSIONS SUR LA CIRCULAIRE !

jeudi 5 novembre 2009

Trois semaines de lutte ! 4800 salariés en grève ! 1250 entreprises touchées ! 34 départements concernés ! Les salarié(e)s sans papiers continuent à se battre pour conquérir leurs droits. La force du mouvement ne faiblit pas. Bien au contraire, chaque jour ce sont des forces nouvelles qui le rejoignent. Trois semaines de lutte ! Les salarié(e)s sans papiers ont pris la parole, elles et ils ne veulent plus la perdre. Mais aujourd’hui, plus que jamais, ils ont besoin de solidarité et d’engagement. De solidarité, parce que les marques de soutien sont indispensables pour continuer à faire grandir le rapport de forces. D’engagement, parce que maintenant, pour tenter de faire céder ces salariés, les moyens policiers utilisés ne s’embarrassent plus de longueurs légales ou juridiques.

Lundi 2 novembre, dans le quartier d’affaires de La Défense, c’est sans aucune décision judiciaire, ni référé ni même ordonnance sur requête, mais sur un simple coup de téléphone patronal à la préfecture de police de Paris (!) que les travailleurs sans papiers qui occupaient depuis le matin le chantier de la Tour Axa ont été évacués, ceci alors que nombre d’entre eux travaillent précisément sur ce chantier depuis de nombreux mois. Cette tentative d’intimidation porte un nom : c’est une illégalité ! C’est une atteinte au droit de grève ! Les salariés des petites entreprises de la sous-traitance, les nombreux intérimaires qui travaillent pour les grands donneurs d’ordres du Bâtiment et des Travaux Publics n’auraient-ils pas le droit d’exercer leur droit de grève là où ils travaillent ? Certains employeurs auraient-ils tellement peur de cette lutte qu’ils préfèrent s’abstenir même d’une procédure judiciaire ? Certains seraient-ils tellement « aux ordres » qu’ils obéissent sans sourciller à tous les désirs de grands donneurs d’ordres ?

Les cinq organisations syndicales et les six associations parties prenantes du mouvement des travailleurs-euses « sans papiers » protestent contre le recours à ces méthodes extra judiciaires et appellent toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la justice et aux droits à tout faire pour que ces salarié(e)s gagnent une circulaire de régularisation avec des critères simplifiés, améliorés, harmonisés, garantissant l’égalité de traitement et une procédure de régularisation sécurisée.

Les discussions sont en cours avec le Ministère de l’Immigration depuis le 22 octobre. Elles doivent être menées jusqu’au bout, y compris sur les sujets impliquant le Ministère du Travail et le Ministère de l’Intérieur. Il ne sert donc à rien, ni de tenter d’intimider, ni de jouer la précipitation.

« Ils bossent ici, ils vivent ici, ils restent ici ! »

Paris, le 4 novembre 2009

Les signataires suivants de la lettre du 1er octobre au Premier Ministre : CGT, FSU, Union Syndicale Solidaires, Ligue des Droits de l’Homme, Cimade, RESF, Autremonde, Femmes Egalité, Droits devant !!.

20.10.2009

Retrouvons nos valeurs démocratiques

A la traîtrise et au reniement, Éric Besson ajoute aujourd'hui l'ignominie et l'inhumanité ! A qui veut-il faire croire, comme il le déclarait et le déclamait sans honte et sans vergogne la semaine dernière sur France Inter, qu'il ne s'agit là que de volontaires, prêts au retour chez eux ! A qui peut-on laisser penser que ces femmes et ces hommes auraient fait plusieurs milliers de kilomètres, dans des conditions ignobles et au prix pour certains de leurs congénères de leur vie, pour simplement visiter "La Jungle" !

 

Nulle honte, nul sourcillement dans l'esprit de cet homme qui s'est un temps prétendu camarade ! Alors, Monsieur Besson, laissez-nous simplement vous présenter ce magnifique texte de Christian Olivier, leader des Têtes Raides. Puisse celui-ci vous ramener à la raison, pour peu que ce mot ait encore un sens pour vous !

 

L'iditenté

Les clans des rues les clandestins
Les cris des chiens hurlent à la ronde
J'suis pas inscrit sur la mappemonde
Y a pas d'pays pour les vauriens, les poètes et les baladins
Y a pas d'pays, si tu le veux, prends le mien

{Refrain: x2}
Que Paris est beau
Quand chantent les oiseaux
Que Paris est laid
Quand il se croit Français

Avec ces sans papires
Qui vont bientôt r'partir
Vers leur pays les chiens
On a tout pris, y a plus rien

De rétention en cale de fond j'en ai même oublié mon ombre
J'me promène moins dans vos décombres
On m'a donné un bout de rien
J'en ai fait cent mille chemins
J'en ai fait cent
J'en ai fait un
Un chemin de l'identité, l'iditenté, l'idétiten, l'itendidé
A la ronde
Et dans ce flot d'une idée rien j'aurais plus de nom j'aurais plus rien
Dis moi c'est quand, dis moi c'est quand
Que tu reviens

{au Refrain, x2}

Avec tous ces champs de tir
Et tous ces fous du tir
Ils visent pas que les lapins
C'est plus du gros sel, c'est des marocains,
Des missiles solaires... ou des skuds
Et moi, avec mon pistolet à bouchon
Je pars au front

Paris s'ra beau quand chantera les oiseaux
Paris s'ra beau, si les oiseaux me notent
Paris s'ra beau car les oiseaux
Allez, Paris s'ra beau

 

Didier DUGUÉ

Conseiller Fédéral - Secrétaire Fédéral aux Questions Économiques et Sociales

Martine Aubry veut bloquer le charter prévu vers Kaboul

LePoint.fr LePoint.fr

Le départ d'un charter franco-britannique d'immigrés afghans, programmé mardi soir , suscite de vives réactions dans les rangs de l'opposition. La première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, a jugé cette mesure de reconduite "inacceptable". "Il faut dire l'incohérence absolue d'un pays comme la France qui fait la guerre aux talibans et qui renvoie dans les mains des talibans ceux qui ont quitté leur pays parce qu'ils étaient justement les victimes de ceux-ci", a-t-elle déclaré à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre François Fillon. "C'est absolument hallucinant que la terre des droits de l'homme et la terre d'accueil renvoient dans la gueule du loup des hommes et des femmes qui fuient ceux que l'on combat par ailleurs sur leur territoire", a-t-elle martelé.

Martine Aubry, qui se trouve à Paris mardi soir pour présider le bureau national du PS, a, dans un premier temps, demandé aux élus lillois, ville dont elle est maire, de se mobiliser à l'aéroport de Lille-Lesquin, pensant que l'avion en provenance de Londres y ferait escale. "Mais on ne sait pas encore si l'avion va passer par Lille, des sources aéroportuaires nous disent le contraire" a dit au point.fr un proche de Martine Aubry dans l'après-midi. Association et élus devraient toutefois se rendre sur place "pour une action de vigilance". De fait, l'agence Reuters a annoncé à 17 heures 30 que l'avion ferait escale à Paris avant de gagner Kaboul pour rapatrier 16 clandestins afghans accompagnés de huit policiers.