28.10.2009

Pour une nouvelle synthèse nationale



En France, la nation a été une construction de l’Etat. Les historiens ont depuis longtemps insisté sur cette particularité. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que ce soit le gouvernement qui relance aujourd’hui le débat. Il s’inscrit en cela dans une certaine tradition historique qui remonte au moins à Philippe Auguste et à la constitution d’une administration de plus en plus efficace et centralisée du territoire. La préoccupation de la monarchie capétienne, par-delà l’extension du royaume obtenu par la guerre, l’achat de terres ou la politique matrimoniale, fut de faire croire à la fiction d’une construction nationale autour de la personne du roi. Cela s’avéra d’autant plus nécessaire qu’il fallait agréger des peuples aux traditions culturelles souvent bien différentes.

La révolution française, sans remettre en cause l’idée de nation, en changea profondément le sens. La souveraineté populaire remplaça l’origine divine du pouvoir. La nation prenait en main son destin. Elle incarnait alors la liberté, la lutte contre la tyrannie et la promesse d’une aube nouvelle fondée sur les droits de l’Homme et du citoyen. Cette espérance devait s’incarner dans un régime : la République. La nation des républicains est ouverte, intégratrice et se fonde sur cette volonté de vivre ensemble défendue par Renan. Si elle est un héritage historique et culturel, elle ne peut se résumer à cela. Elle est avant tout une communauté de destins où chacun, quelle que soit son origine ethnique ou sociale, peut trouver sa place à condition d’en accepter les principes. Jaurès ne dit pas autre chose quant il réalise cette synthèse entre la République et le socialisme.

Nous sommes évidemment aux antipodes de l’idée nationale développée à la même époque par une partie de la droite et de l’extrême droite : une nation repliée sur elle-même où l’exclusion et l’exaltation guerrière devint la règle. Barrès, Maurras et l’Action française incarnèrent cette conception nationale qui fut reprise par le régime de Vichy. Jeanne d’Arc, la Marseillaise et jusqu’au drapeau français étaient ainsi détournés au profit d’un nationalisme agressif. Si aujourd’hui toute la droite n’est pas encore au clair avec la nation, la gauche a eu tendance au XXe siècle à l’assimiler à cette réduction caricaturale effectuée par ses adversaires politiques. Cela explique en partie le malaise qui règne dans nos rangs quand il s’agit d’évoquer la nation. Il y a un vrai travail idéologique à faire aujourd’hui pour sortir de cette impasse. Le Parti socialiste et la gauche plus largement sont-ils prêts à l’effectuer ?

Le gouvernement, en réactivant le débat, veut l’instrumentaliser à des fins électoralistes : continuer de diviser les socialistes et la gauche, poursuivre ou relancer l’OPA sur le FN. En nous en emparant pour affirmer haut et fort notre conception progressiste de la nation : celle des premiers républicains, de Jaurès et de Blum, mais aussi celle de tous ceux qui ne peuvent se satisfaire du passé, nous pourrions inventer une nouvelle synthèse nationale adaptée au XXI siècle, qui prendrait en compte l’état de notre société, son caractère profondément inégalitaire, pour dépasser l’idéal national et l’inscrire dans l’avènement de droits réels. Il ne faut pas craindre le débat. Au contraire, poussons ses promoteurs au-delà du prêt-à-penser et de la bouillie pour chat qu’ils nous proposent. Alors apparaîtront en toute lumière leurs arrières pensées. Etre Français, n’est-ce pas croire en cette communauté de femmes et d’hommes qui ne renonce pas devant la difficulté ?
Didier Fisher - Conseiller Régional

27.10.2009

2014 : Expulsion programmée des femmes des Territoires !

Les élections de 2004 en France, grâce au scrutin de liste paritaire, ont permis à 47,6% de femmes (soit 895 femmes/ 1880 conseillers régionaux) de siéger dans les Conseils Régionaux. En revanche, lors des dernières élections de 2004 et 2008, le mode de scrutin uninominal, non astreint à la parité, qui régit les Cantonales, n’a permis d’élire dans les 3963 cantons de France que 12,3 % de femmes, faisant la preuve de son incapacité à mettre en œuvre les objectifs paritaires de l’article 1er de la Constitution. 

Sur un total de 5843 conseillers généraux et régionaux[1], tous partis confondus, il y a 1381 femmes pour 4462 hommes, soit 23,6 % de femmes.

Le projet de loi n° 61 (2009-2010) relatif à l’élection des Conseillers Territoriaux, prévoit de ramener leur nombre à 3000. Mais en réduisant également à la portion congrue la place du scrutin de liste, il porte un coup terrible à l’objectif de parité prévu par notre Constitution.

Le nouveau mode de scrutin propose en effet  que 80% des conseiller-e-s territoriaux-ales soient élu-e-s au scrutin uninominal à un tour dans le cadre des cantons (soit 2400 élu-e-s), et 20% sur des listes paritaires départementales (soit 600 élu-e-s), selon une organisation de report des voix parfaitement incompréhensible pour l’électrice ou l’électeur, fût-il des plus avertis.

Si l’on projette les résultats des dernières élections régionales et cantonales sur ce dispositif (cf.1er §), on peut donc raisonnablement prévoir qu’il y aura, sur l’ensemble des conseiller-e-s territoriaux-ales élu-e-s en 2014 [2]:

-          9,5% de femmes élues (pour 10,5% d’hommes) au scrutin de liste,

-          9,8% de femmes élues (et 70,2% d’hommes) au scrutin uninominal à 1 tour,

Soit au total, 19,3% de femmes pour 80,77% d’hommes.

 

De même, pour 3000 conseillers territoriaux attendus, on peut poser la projection chiffrée suivante: 579 femmes conseillères territoriales (contre 1381 aujourd’hui) dont 285 élues sur liste et 294 élues au scrutin uninominal, pour 2421 hommes (contre 4462 aujourd’hui).

 

Projection F-H aux élections territoriales de 2014, selon le mode de scrutin[3]

 

Scrutin de liste

Scrutin uninominal

Total

(Avec contrainte paritaire

(Sans contrainte paritaire

projection élections régionales 2004

projection élections cantonales 2008

= 47,6%F – 52,4%H)

= 12,3%F – 87,7%H)

 

Nombre

%

Nombre

%

Nombre

%

Femmes

285

9,50%

294

9,80%

579

19,30%

Hommes

315

10,50%

2106

70,20%

2421

80,70%

Total

600

20%

2400

80%

3000

100%

 

Ainsi, dans le processus de fusion des Régions et des Départements, et de réduction du nombre des Conseillers Territoriaux, les femmes, qui verront leur effectif diminuer de - 58% (contre - 45,8% pour les hommes), sont les grandes perdantes.

Projection de la répartition F/H du nombre de sièges perdus entre 2004 et 2014

 

Nombre de sièges

avant 2014

Après 2014

Nombre de

sièges perdus

Pourcentage de

réduction

Femmes

1381

579

802

-          58%

Hommes

4462

2421

2041

-          45,8%

 

Ce projet de loi, au lieu de « favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives», organise tranquillement et obscurément leur recul.

On rappellera à cette occasion les recommandations de l’Union Européenne qui considère «  le seuil de 30% comme la condition minimale pour que les femmes exercent une influence appropriée afin que l’élaboration des politiques reflète les valeurs sociales économiques et culturelles de l’ensemble de la société. ». Concernant les futures assemblées territoriales, les femmes, mises en minorité, ne seront en mesure d’exercer aucune influence.

21.10.2009

De la difficulté de certaines questions.

Par Bernard-Henri LEVY, écrivain, directeur de la revue La Règle du jeu.

 

Affaire Mitterrand : et si on inculpait Léon Blum ?

Marine Le Pen n’y suffisait pas : il a fallu que la jeune garde socialiste, Benoît Hamon en chef de file, vole au secours du nouvel ordre moral qui, depuis quinze jours, semble tourner des têtes que l’on croyait immunisées contre le moralement correct cher à nos Pères et Mères la Pudeur, type Christine Boutin ou Philippe de Villiers.

Et voici donc un événement considérable, et qui semblait impensable à ceux qui, comme moi, avaient mis leur espoir dans ce groupe de quadras - Benoît Hamon donc, mais aussi Manuel Valls, Arnaud Montebourg... - qui portaient, avec d’autres, les couleurs de la rénovation à gauche : l’alliance folle, profondément contre-nature, suicidaire, entre des héritiers de Jaurès et le parti d’un homme qui, jadis, à Alger, partit faire du tourisme parachutiste autrement plus olé olé que celui dont Frédéric Mitterrand a fait lui-même, il y a quelques années, dans un livre unanimement salué par la critique, l’aveu public et désolé.

Une fois de plus, et comme dans l’affaire Polanski dont cette affaire-ci est, hélas, la suite à la fois logique et délirante, il ne s’agit pas d’excuser des pratiques que leur auteur a eu la franchise de révéler en son temps, et à son entier détriment.

Mais il s’agit, premièrement, d’observer le spectacle navrant de cet escadron de vertueux, estampillé socialiste, qui fonce droit dans le piège tendu par ses pires adversaires.

Et il s’agit, deuxièmement, de savoir si l’on va, désormais, devoir fouiller dans la vie de chacun d’entre nous pour évaluer, dans notre passé, pourquoi pas dans notre adolescence, ou même dans notre prime enfance, notre degré de «moralité». 

Responsables, ou futurs responsables, qui, dans vos écrits ou confessions, aurez pris le risque de rapporter telle ou telle histoire, passion, bonne ou mauvaise action, apprenez désormais à vous taire ou sachez, à défaut, que vous serez du gibier de média et d’agora.

Artistes, romanciers, diaristes, journalistes, qui, dans vos fictions et vos autofictions, croiriez bon de nous instruire de telle ou telle tentation, perdition, perversion, turpitude, regardez-y à deux fois car vous devez savoir qu’à gauche comme à droite, au nom de la défense des bonnes mœurs, on vous jettera en pâture à l’opinion et l’on sonnera contre vous l’hallali.

André Malraux, qui fit publiquement l’aveu d’un penchant pour les paradis artificiels contracté dans sa jeunesse et jamais véritablement conjuré, ne resterait, aujourd’hui, pas ministre cinq minutes.

Blum à qui il arriva, au temps de La Revue blanche, de faire l’éloge de l’adultère et de l’extrême liberté de mœurs pour les jeunes filles emprisonnées dans le carcan des familles, devrait se tenir à carreaux de peur d’être dénoncé comme pédophile par les Benoît Hamon de service.

Gide ne publierait pas Corydon ou ne prendrait plus, s’il l’avait fait, la présidence des Comités antifascistes de 1934 ; Jean-Jacques juge de Rousseau finirait avec ses Confessions pendues autour du cou ; et ne parlons pas de Jean Genet dont le Journal d’un voleur ne trouverait tout simplement plus éditeur.

La nouvelle Brigade des mœurs veille. Triste époque.

 

 

 

 

 

Par Michel ONFRAY, philosophe.

 

Je choisis la pureté.

 

BHL a le droit de défendre la pédophilie et le tourisme sexuel sous couvert de soutenir un ami probable, mais pas avec n’importe quel type d’arguments. Nous n’avons pas le même passé, ni la même enfance, et de loin. Pour ma part, j’ai connu pendant quatre années la terreur dans un orphelinat parce que quelques prêtres y étaient pédophiles. Je n’ai pas été leur proie, mais ça, on le sait plus tard, quand on quitte l’enfer dans lequel on a vécu de 10 à 14 ans. Après ça, plus grand-chose ne saurait nous faire peur.

Dès lors, on comprendra que j’aie du mal à voir les prédateurs défendus et les proies oubliées. Il me semble ne pas avoir un sens sélectif de la justice et encore moins décider de mes indignations suivant le faciès. Car, comme il y a délit de faciès dans le racisme ordinaire, il y a délit de faciès, positif, dans le cas du joli minois sociologique. Parce qu’on est cinéaste de renom ou ministre, on ne serait pas soumis aux mêmes lois que tout le monde ? Si crime il y a, qu’est-ce qui justifie qu’on se démène pour faire échapper tel ou tel à l’exercice normal de la justice ? Sodomiser une fille de 13 ans après l’avoir alcoolisée, est-ce un crime, oui ou non ? Que la victime ait renoncé à sa plainte après remise d’un chèque ne change rien : la justice n’est pas l’affaire du coupable ou de la victime, mais des magistrats. Pratiquer le tourisme sexuel avec des mineurs prostitués, est-ce un crime, oui ou non ? De s’en être rendus coupables en Thaïlande, des quidams se sont retrouvés derrière les barreaux, pourquoi pas ceux qui sont dans le Who’s Who ?

BHL pense que, quand Marine Le Pen dit que la justice doit être faite, il faut qu’elle ne soit pas rendue parce que c’est la fille de Le Pen qui le demande. Etrange conception de la justice. BHL pense que, quand le porte-parole du PS signale que dans cette affaire on doit se soucier de justice, il dit comme Marine Le Pen et que, voir plus haut, il ne faut pas que justice soit faite. Etrange conception de la justice. Il faudrait préférer l’injustice sans Marine Le Pen plutôt que la justice avec elle ? Mais la justice passe avant les beaux yeux de cette dame qui peut ici dire vrai, comme il peut arriver à BHL de dire faux. BHL pense que demander le règne de la loi, c’est se faire complice de l’ordre moral et, conséquemment, emboîter le pas à Villiers ou Christine Boutin : or, la morale n’est pas affaire de moralisme benêt mais de justice sociale. BHL pense qu’un pédophile qui avoue son crime est courageux, alors qu’un être soucieux de justice devient un «brigadiste des mœurs». Etrange conception de la justice.

Le pire dans cet article : l’amalgame. Assimiler le violeur de petites filles et le pédophile pratiquant le tourisme sexuel à Léon Blum faisant l’éloge de l’adultère dans la Revue Blanche, à Malraux fumant de l’opium, à Rousseau écrivant ses Confessions, c’est un paralogisme de normalien. Inutile d’argumenter : la mauvaise foi saute aux yeux. BHL on le sait, trouve la pureté dangereuse mais ça n’est pas une raison pour trouver l’impureté délicieuse. J’ai choisi, pour ma part, la pureté dangereuse et la proximité systématique avec les victimes. Depuis l’orphelinat, la compagnie des bourreaux m’insupporte, on ne se refait pas. Chacun ses justices, affaire d’idiosyncrasie dirait Nietzsche.

 

 

20.10.2009

Retrouvons nos valeurs démocratiques

A la traîtrise et au reniement, Éric Besson ajoute aujourd'hui l'ignominie et l'inhumanité ! A qui veut-il faire croire, comme il le déclarait et le déclamait sans honte et sans vergogne la semaine dernière sur France Inter, qu'il ne s'agit là que de volontaires, prêts au retour chez eux ! A qui peut-on laisser penser que ces femmes et ces hommes auraient fait plusieurs milliers de kilomètres, dans des conditions ignobles et au prix pour certains de leurs congénères de leur vie, pour simplement visiter "La Jungle" !

 

Nulle honte, nul sourcillement dans l'esprit de cet homme qui s'est un temps prétendu camarade ! Alors, Monsieur Besson, laissez-nous simplement vous présenter ce magnifique texte de Christian Olivier, leader des Têtes Raides. Puisse celui-ci vous ramener à la raison, pour peu que ce mot ait encore un sens pour vous !

 

L'iditenté

Les clans des rues les clandestins
Les cris des chiens hurlent à la ronde
J'suis pas inscrit sur la mappemonde
Y a pas d'pays pour les vauriens, les poètes et les baladins
Y a pas d'pays, si tu le veux, prends le mien

{Refrain: x2}
Que Paris est beau
Quand chantent les oiseaux
Que Paris est laid
Quand il se croit Français

Avec ces sans papires
Qui vont bientôt r'partir
Vers leur pays les chiens
On a tout pris, y a plus rien

De rétention en cale de fond j'en ai même oublié mon ombre
J'me promène moins dans vos décombres
On m'a donné un bout de rien
J'en ai fait cent mille chemins
J'en ai fait cent
J'en ai fait un
Un chemin de l'identité, l'iditenté, l'idétiten, l'itendidé
A la ronde
Et dans ce flot d'une idée rien j'aurais plus de nom j'aurais plus rien
Dis moi c'est quand, dis moi c'est quand
Que tu reviens

{au Refrain, x2}

Avec tous ces champs de tir
Et tous ces fous du tir
Ils visent pas que les lapins
C'est plus du gros sel, c'est des marocains,
Des missiles solaires... ou des skuds
Et moi, avec mon pistolet à bouchon
Je pars au front

Paris s'ra beau quand chantera les oiseaux
Paris s'ra beau, si les oiseaux me notent
Paris s'ra beau car les oiseaux
Allez, Paris s'ra beau

 

Didier DUGUÉ

Conseiller Fédéral - Secrétaire Fédéral aux Questions Économiques et Sociales

Martine Aubry veut bloquer le charter prévu vers Kaboul

LePoint.fr LePoint.fr

Le départ d'un charter franco-britannique d'immigrés afghans, programmé mardi soir , suscite de vives réactions dans les rangs de l'opposition. La première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, a jugé cette mesure de reconduite "inacceptable". "Il faut dire l'incohérence absolue d'un pays comme la France qui fait la guerre aux talibans et qui renvoie dans les mains des talibans ceux qui ont quitté leur pays parce qu'ils étaient justement les victimes de ceux-ci", a-t-elle déclaré à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre François Fillon. "C'est absolument hallucinant que la terre des droits de l'homme et la terre d'accueil renvoient dans la gueule du loup des hommes et des femmes qui fuient ceux que l'on combat par ailleurs sur leur territoire", a-t-elle martelé.

Martine Aubry, qui se trouve à Paris mardi soir pour présider le bureau national du PS, a, dans un premier temps, demandé aux élus lillois, ville dont elle est maire, de se mobiliser à l'aéroport de Lille-Lesquin, pensant que l'avion en provenance de Londres y ferait escale. "Mais on ne sait pas encore si l'avion va passer par Lille, des sources aéroportuaires nous disent le contraire" a dit au point.fr un proche de Martine Aubry dans l'après-midi. Association et élus devraient toutefois se rendre sur place "pour une action de vigilance". De fait, l'agence Reuters a annoncé à 17 heures 30 que l'avion ferait escale à Paris avant de gagner Kaboul pour rapatrier 16 clandestins afghans accompagnés de huit policiers.

19.10.2009

Merci Frédérik

Mais dans quel pays vivons-nous donc ? De quelle classe (pour peu que le mot s'y prête encore) politique nous honore-t-on ?

 

Non contente de démanteler notre système économique et social, non satisfaite de nommer (il ne s'agit en rien d'une élection) le dauphin à la tête de l'Établissement Public d'Aménagement de La Défense, non rassasiée de nous abreuver de messages mensongers sur la fin des paradis fiscaux dont ses élus ont profité et semblent largement continuer de le faire, la Droite française, en résumé l'UMP, ose saluer avec force le retour de certains de ses membres privés de leurs droits civiques pour fait de corruption !

 

Quelle honte hier soir de voir Jacques Masdeu-Arus aux côtés de son poulain David Douillet, venu l'encenser d'avoir préservé l'héritage. Quel bel exemple de justice que de le voir se pavaner au milieu de ces assoifés de pouvoir qui ont tant blémi ces derniers jours. Quel scandale de les voir entonner la Marseillaise, et se l'approprier comme si nous étions les forces de l'étranger, et comme si ce chant était là pour défendre ceux-là même qui réfutent tout droit et toute valeur à la Justice de notre pays.

 

La démocratie est en danger quand les femmes et hommes au pouvoir s'arrogent tous les droits, y compris celui de faire adopter par simple décret la mise en place de fichiers policiers intégrant des données à caractère racial (devrais-je même dire raciste) !

 

Certes nous n'avons pas gagné ce week-end ! Certes Frédérik est arrivé derrière le judoka préféré des Français ! Mais il avait pour lui d'être un homme de terrain, engagé, impliqué, à l'écoute. Il avait pour lui de déstabiliser la droite qui il y a peu encore détenait cette circonscription en l'emportant avec plus de 60% des suffrages. Il a pour lui de ne pas se décourager, de rassembler les forces de gauche, celles qui ont compris que c'est dans l'union et l'action que nous pouvons l'emporter et redonner à la France ses valeurs et ses couleurs ! Certaines communes nous ont réservé de si bonnes surprises que la droite commence à se faire quelques cheveux blancs pour les prochaines échéances !

 

Merci Frédérik pour cet espoir que tu nous as servi et celui que tu donnes à tous ces femmes et ces hommes de gauche, humanistes et démocrates, qui ne se résignent pas à voir notre pays sombrer dans la régression sociale et économique ! Merci Frédérik de nous donner le courage de continuer à nous battre, à arpenter les marchés et les quartiers pour préparer les prochaines échéances ! Merci à toute ton équipe, Yveline, Sophie, Nicolas, Mickaël, Hicham, et tous ceux que je ne puis citer ici, merci à tous ces militants, sympathisants, amis ou proches, qui t'ont accompagné et qui porté l'espoir durant cette campagne.

 

Merci Frédérik ! La bataille des idées, le combat pour l'équité, la lutte pour nos valeurs d'égalité, de liberté, de fraternité et de laïcité, se poursuivent et le vent de la reconquête s'est levé ! Il est de notre devoir de poursuivre, dans le cadre des Régionales, de la vie quotidienne de nos territoires. Les Yvelines restent une terre de mission ! Mais il n'en est aucune au travers de l'histoire qui n'ait un jour cédé aux assauts humanistes et démocratiques.

 

Didier DUGUÉ
Conseiller Fédéral - Secrétaire Fédéral aux Questions Économiques et Sociales

16.10.2009

Le 18 octobre, je vote Frédérik Bernard

                                                           

Hier soir, grand meeting de Frédérik Bernard à Poissy où il faisait bon revoir
une gauche rassemblée et offensive autour de notre candidat et sa suppléante
(avec Alain Lipietz, Julien Iborra, Eddie Aït, Catherine Tasca, Jean-Paul
Huchon, et Anne Hidalgo). La victoire est en marche et le temps de la reconquête a sonné.

Je vous invite à mobiliser tous vos amis, vos relations, vos
relais associatifs... qui se situent sur la 12ème circonscription des
Yvelines pour qu'ils aillent voter dimanche en faveur de Frédérik, qu'ils
aient la possibilité de s'opposer légalement et législativement à la
politique de Sarkozy (père et fils). La victoire est plus que jamais
possible, rendons la effective.


Didier DUGUÉ

Conseiller Fédéral - Secrétaire Fédéral aux Questions Économiques et Sociales

 

                                                         

Jean Sarkozy à la tête de l’EPAD : nouvelle traduction d’une conception monarchique du pouvoir

Le Parti socialiste dénonce avec force le projet de nomination de Jean Sarkozy à la tête de l’EPAD.

Au-delà des doutes sur les capacités d’un élu inexpérimenté à gérer un des plus gros établissements d’aménagement d’Europe, elle relève du fait du prince, inadmissible en démocratie, et traduit l’extension de la mainmise du clan présidentiel sur l’Île-de-France.

Cette nomination s’inscrit aussi dans un mouvement d’ensemble de recentralisation et de dépossession démocratique. Le projet dit du « Grand Paris » a déjà pour but d’écarter les élus locaux et franciliens des décisions concernant l’avenir de la métropole.

Avec le fils du Président à la tête de l’Établissement public d’aménagement de La Défense, c’est une nouvelle étape qui est franchie. Cet établissement intervient sur un territoire dont l’avenir est décisif pour l’ensemble de l’Île-de-France, notamment pour les questions liées à la répartition des richesses, à l’égalité territoriale, au développement du logement et des transports en commun et au développement économique.

Le Parti socialiste s’associe aux protestations citoyennes et demande à Nicolas Sarkozy et à l’UMP d’abandonner ce projet funeste qui fait déjà de la France la risée des démocraties.

Communiqué de Marianne Louis secrétaire nationale du Parti Socialiste à la Politique de la ville
et d’André Laignel, secrétaire national du Parti socialiste à l’Aménagement du territoire et du développement local

15.10.2009

Le 18 octobre, je vote Frédérik Bernard

La victoire est à portée de main.
Soyons nombreux, demain, autour de Frédérik et des nombreux soutiens qui se sont manifestés et portés sur sa candidature. Le dernier en date ne fait que renforcer cette nouvelle majorité qui se regroupe autour du seul candidat réellement local, du seul des deux finalistes à vivre sur la circonscription et à pouvoir y voter. Cette nouvelle majorité est à même de l'emporter dimanche et de nous redonner courage et espoir pour les échéances à venir : électorales bien sûr avec les Régionales de mars 2010, mais politiques surtout dans les combats qui s'annoncent contre l'entreprise de déstructuration sociale et économique de notre pays menée par Nicolas Sarkozy, son gouvernement et ses godillots.
Pour mémoire, je vous rappelle que Corinne Lepage, eurodéputée MoDem et présidente de CAP21, apporte son soutien à Frédérik Bernard, maire socialiste de Poissy, pour le 2ème tour de la législative partielle de la XIIe circonscription des Yvelines. Elle a déclaré aujourd'hui que « Frédérik Bernard est un homme de terrain profondément humaniste dont l’engagement pour la circonscription n’est plus à prouver. J’apprécie ses combats en faveur du développement durable comme notamment la création du « Comité de liaison des Maires contre l’A104 » dont l’objet est de faire respecter les préconisations du Grenelle de l’Environnement, en s’opposant à tout tracé d’autoroute en zone urbanisée. »
 
Alors comme elle, soutenons Frédérik et soyons nombreux demain à venir le soutenir à Poissy au CDA à 20h00, 53 avenue Blanche de Castille.
Didier DUGUÉ
Conseiller Fédéral des Yvelines - Secrétaire Fédéral aux Questions Économiques et Sociales

14.10.2009

La loi Carle

Le 15 juin dernier, l’Assemblée Nationale a examine la proposition de loi Carle adoptée le 10 décembre 2008 par le Sénat.

Elle vise à « garantir la parité de financement entre les écoles élémentaires publiques et privées sous contrat lorsqu'elles accueillent des élèves scolarisés hors de leur commune de résidence ».

Il s'agit là de reconnaître, de fait, une mission de service public aux écoles privées qui sont pourtant des entreprises n'ayant aucune des obligations des écoles publiques (laïcité, obligation d’accueil de tous les élèves, continuité de service et gratuité pour les familles) et de contraindre les communes à financer des écoles privées en dehors de leur territoire. En effet, si une commune juge que la demande d'une famille n'est pas recevable, le Préfet peut obliger la collectivité à financer la scolarisation des enfants de cette famille hors de sa commune de résidence : « La contribution de la commune de résidence revêt le caractère d'une dépense obligatoire lorsqu'elle ne dispose pas des capacités d'accueil nécessaires à la scolarisation d'un élève dans une école publique ».

Cette loi remet en question la libre administration des communes. En effet il n’y a pas d’accord préalable, la commune est mise devant un fait accompli et doit le faire supporter à l’ensemble des contribuables. On fait ainsi primer l’intérêt particulier sur l’intérêt général en favorisant la scolarisation dans les écoles privées, à 80% confessionnelles.

L’école publique est celle de tous les citoyens.

En tant que socialistes, nous sommes particulièrement attachés au principe selon lequel «L’organisation de l’enseignement publique gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’État».

Nous entendons donc défendre le caractère laïque des institutions de la République au premier rang desquels se trouve l’école et de ce fait nous devons interpeller les élus de la Nation afin que la constitution soit respectée.

 

 

Didier DUGUE

Conseiller Fédéral - Secrétaire Fédéral aux Questions Economiques et Sociales.

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