26.11.2007

Les socialistes et le marché

La webTV du Parti socialiste présente le second volet de ses émissions consacrées aux 3 forums de la rénovation. "Inventeurs d'avenir" se penche aujourd'hui sur les rapport entre les socialistes et le marché. Ponctuée d'interviews (François Hollande, Pascal Lamy, et de nombreux économistes) et de reportages (la politique de l'entreprise équitable et solidaire Biocoop, la situation de l'entreprise Kleber, menacée de délocalisation à Toul), cette émission propose un débat entre responsables socialistes.
En première partie Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris, et Karine Berger, économiste, s'intéressent aux politiques économiques de gauche. Guillaume Bachelay, adjoint au Maire de Cléon et membre du bureau national du PS, et Harlem Désir, député européen, tirent, dans la seconde partie, le bilan des conséquences de la mondialisation et émettent des premières pistes de réflexion.


> Voir seulement la partie I de l'émission : Débat Anne Hidalgo / Karine Berger

Pourquoi une politique de gauche est-elle plus efficace qu'une politique de droite ?

Quel est le regard de la gauche sur l'entreprise ?

Pourquoi est-il nécessaire d'éduquer le consommateur ?

Pourquoi favoriser les PME PMI ?


 Quel doit être le périmètre de l'espace public dans l'économie ?


> Voir seulement la partie II de l'émission : Débat Harlem Désir / Guillaume Bachelay

 

Quelle doit être la poitique économique, monétaire et fiscale de et dans l'Union européenne ?

Comment lutter contre les délocalisations :

  • les régulations internationales,
  • formation et respect des salariés .

 

25.11.2007

Agenda socialiste de la semaine du 26 novembre au 2 décembre 2007

c46fec16cb5b5b6a88af999a3ccf4b47.jpgLundi, Etat, syndicats et direction de la RATP se retrouvent pour parler de l'évolution des rémunérations et des carrières, mais aussi des primes pouvant être intégrées dans le calcul des pensions de retraite. Sud-RATP, qui rejette en bloc la réforme, sera présent comme "observateur".

· Lundi doit avoir lieu la troisième et dernière conférence sociale de la rentrée, axée sur l'égalité professionnelle et salariale entre hommes et femmes. Le gouvernement s'est fixé l'objectif ambitieux de mettre fin "dans les deux ans" aux inégalités. Malgré les lois et accords qui se sont succédé depuis plus de trente ans, les entreprises traînent les pieds : l'écart salarial hommes-femmes était de 18,9% en 2005, selon l'Insee. Cette conférence tripartite sera présidée par Odile Quintin, de la direction générale de l’éducation et de la culture de la Commission européenne. Les syndicats ont décidé de boycotter ces conférences sur le dialogue social et les parcours professionnels.

· Lundi à l'Assemblée nationale, suite de la discussion du projet de loi sur le développement de la concurrence au service des consommateurs

· A partir de lundi au Sénat, suite de l'examen du projet de loi de finances pour 2008

· Lundi, Conseil des ministres européens de l'Agriculture et de la Pêche à Bruxelles

· Lundi, ultimes négociations sur le statut du Kosovo dans la ville autrichienne de Baden. Les précédentes discussions n'ont abouti à aucun accord. Les médiateurs européens, américains et russes doivent rendre compte de l'état des négociations au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon d'ici le 10 décembre.

· Mardi, cinq syndicats de l'Unedic appellent les salariés de l'assurance chômage à une grève dans les Assedic, et cela 2 jours avant un conseil d'administration exceptionnel de l'Unedic sur le projet de fusion avec l'ANPE,

· Mardi et mercredi, débat au Conseil économique et social sur le travail des étudiants. Le rapport porte sur deux questions essentielles : réduire la nécessité de travailler pour les étudiants et développer les atouts de ce travail.

· Mardi, conférence internationale à Annapolis (Maryland), en vue de la reprise des négociations de paix israélo-palestiniennes, suspendues depuis sept ans.

· mardi, le Président du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering, et le Secrétaire Général du PE, Harald Rømer, signent au nom de l'institution la charte de système de management environnemental et d'audit (EMAS), visant à répondre aux défis liés à la protection de l'environnement.

· Mardi, la Commission européenne examine l'état d'avancement des préparatifs pratiques en vue de l'introduction de l'euro dans les pays faisant l'objet d'une dérogation, à savoir les pays qui ont rejoint l'Union européenne en 2004 ainsi que la Suède. le rapport, le sixième du genre depuis le dernier élargissement de l'UE, concerne principalement Chypre et Malte, puisqu'il est prévu que ces deux pays adoptent l'euro en janvier 2008.

· Mardi, La Commission européenne publie son rapport annuel sur les progrès accomplis par l'UE dans la réalisation des objectifs qui lui ont été assignés au titre du protocole de Kyoto en matière de limitation des émissions de gaz à effet de serre. Le rapport contiendra aussi bien des données sur les émissions historiques jusqu'en 2005 que des projections indiquant les émissions prévues en 2010.

· Mercredi, séance du Conseil d’orientation des retraites sur “ le niveau de vie des retraités et les petites retraites ”

· Mercredi, le Premier ministre espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, exposera ses vues sur l'avenir de l'Europe devant le Parlement européen en séance plénière et rencontrera le Président Pöttering.

· Mercredi, débat suivi d'un vote sur un rapport donnant l'appui du Parlement européen à la Charte des Droits fondamentaux, en vue de sa proclamation en décembre.

· Mercredi, réunions des Chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union Européenne et de la Chine

· Mercredi, la Commission européenne va adopter sa proposition concernant les possibilités de pêche annuelles pour 2008, qui s'appuie sur les avis scientifiques rendus par le Conseil international pour l'exploration de la mer (CIEM). La proposition porte sur les principaux stocks commerciaux de l'Atlantique du Nord-Est (le Conseil a adopté les quotas pour la Baltique lors de sa réunion d'octobre), y compris ceux de la mer du Nord. La Commission a d'ores et déjà établi, dans sa déclaration de politique publiée en juin, les principes qu'elle entend suivre pour interpréter les avis scientifiques.

· Jeudi, une séance de négociations se tiendra à la SNCF sur les mesures salariales et les dispositifs d'accompagnement des carrières. Les discussions, jusqu'au 18 décembre, se tiennent "sous le contrôle des cheminots", a prévenu la CGT.

· Jeudi, les huit fédérations syndicales de fonctionnaires se retrouvent en intersyndicale, à la veille de l'ultimatum qu'elles ont lancé au gouvernement pour qu'il ouvre des négociations salariales pour 2007. Les syndicats menacent d'une "nouvelle action commune" début décembre, "si le gouvernement ne donne pas de réponse favorable". Ils exigent "le rattrapage des pertes de pouvoir d'achat", qu'ils chiffrent à près de 7% depuis 2000. Nicolas Sarkozy, qui disait attendre la fin des grèves dans les transports pour parler du pouvoir d'achat, doit dévoiler cette semaine, après son retour de Chine, des "initiatives" en la matière.

· Jeudi, appel intersyndical (CFDT, CGT Unsa et Syndicat de la magistrature) à la grève du personnel de la justice contre l’actuelle réforme de la carte judiciaire pour obtenir l’ouverture d’une négociation.

· Jeudi à l'Assemblée nationale, discussion de la proposition de loi visant à soutenir le pouvoir d'achat des ménages face à la hausse des prix des produits pétroliers et à développer les modes de transport alternatifs.

· Jeudi au Sénat, deuxième lecture des projet de loi organique et projet de loi tendant à renforcer la stabilité des institutions et la transparence de la vie politique en Polynésie française.

· Jeudi, Conseil des ministres européens des Transports, télécommunications et énergie

· Vendredi, syndicats et patronat se retrouvent enfin au Medef pour une nouvelle séance de négociation sur la modernisation du marché du travail, qui patine.

· Vendredi, réunion des Chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union Européenne et de l'Inde

· A partir de vendredi, Campagne française de l’Organisation internationale du travail (OIT) contre les discriminations au travail

· Samedi, Journée mondiale de lutte contre le sida

10.11.2007

Traité européen : traité de Lisbonne.

 Vous trouverez ci-dessous , rédigé par Fanny Costes, un historique  de l'aventure du nouveau traité européen  qui va être  soumis à  nos parlementaires .   Ce retour en arrière  permet de mettre en perspective le nouveau texte tant sur le plan  historique  que géographique ou même politique  .  Ce nouveau traité est nommé Traité de Lisbonne ou Traité reformateur ou Traité  modificateur partout ailleurs en Europe alors que certains média français , relayant la communication sarkozienne, se plaisent à l'appeler traité simplifié  afin de faire croire que seule l'action de notre nouveau président  a pu permettre de sortir de l'impasse .

 

29 mai 2005
Les Français votent « non » à 55 % au référendum sur le traité constitutionnel européen.

1er juin 2005
Les Néerlandais rejettent le traité constitutionnel à 61,6 %.

6 juin 2005
Le Royaume-Uni décide de suspendre le référendum sur la ratification de la Constitution européenne, à la suite du rejet du texte par la France et les Pays-Bas.

16 et 17 juin 2005
Conseil européen de Bruxelles : « Le processus de ratification du traité constitutionnel continue, il n’y aura pas de renégociation, parce qu’il n’y aura jamais de plan B, mais il y a un plan D de dialogue et de débat. » C’est ce que conclut le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, à l’issue du Conseil. Malgré les refus français et néerlandais, on estime alors que le vote des autres États membres pourrait maintenir la possibilité d’adoption du traité, comme ça avait été le cas avec l’Irlande et le traité de Nice en 2001. Les États qui n’ont pas donné leur avis peuvent choisir le moment opportun. Aucune date butoir n’est donnée.

15 et 16 décembre 2005
Conseil européen : l’avenir du traité constitutionnel est passé sous silence. Les éventuelles mesures sont reportées à la présidence autrichienne.

15 et 16 juin 2006
Conseil européen : un an après les non français et néerlandais, le traité constitutionnel est resté lettre morte. Aucun plan B n’est proposé par les chefs d’État et de gouvernement de l’UE. Le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker explique que « tout conseil européen n’a pas vocation à s’inscrire dans les livres d’Histoire ». Les Vingt-cinq membres de l’Union ont cependant tenté de sauver la face, en proposant une « feuille de route » : lors de sa présidence du premier semestre 2007, l’Allemagne est chargée de préparer un rapport « explorant les évolutions futures possibles », qu’elle soumettra au Conseil de juin 2007. Un cafouillage qui n’aboutit qu’à une nouvelle remise à plus tard.

5 décembre 2006
La Finlande est le dernier État membre de l’UE à ratifier le traité constitutionnel par voie parlementaire. 18 États l’ont adopté, deux l’ont rejeté, le Royaume-Uni a suspendu le processus de ratification et 6 l’ont reporté (Irlande, Pologne, Portugal, République tchèque, Danemark et Suède).

26 janvier 2007
Réunion de Madrid : les 18 pays qui ont ratifié la Constitution européenne se disent « disposés à travailler ensemble sur la base du traité constitutionnel », afin de trouver un accord qui respecte « sa substance et ses équilibres », selon la déclaration finale de cette conférence informelle.
Il se déclarent toutefois « disposés à écouter avec un esprit constructif les propositions des autres États membres ». Une rencontre qui souligne l’incapacité des 27 à se mettre d’accord.

Mai 2007
Élection de Nicolas Sarkozy à la présidence française. Une fois à la tête de l’État, il s’empresse de discuter d’un traité « simplifié » avec d’autres chefs d’État européens. Dès le 23 mai, à Bruxelles, il présente et défend son projet de mini-traité dont l’objectif premier est la relance institutionnelle de l’Europe. Pas de projet social ni d’autre traité constitutionnel ne sont donc proposés.

21 et 22 juin 2007
Conseil européen de Bruxelles : Nicolas Sarkozy présente le texte de son traité « simplifié » aux autres États membres. Dans les conclusions du Conseil, les États entament un « processus de réforme des traités ». On y précise que la ratification d’un traité réformateur devra avoir lieu avant les élections européennes de juin 2009.

18 octobre 2007
Conseil européen de Lisbonne : Adoption du mini-traité. Après des discussions difficiles, les États européens adoptent le traité modificateur, destiné à prendre le relais du traité constitutionnel européen. Les débats sur la ratification commencent.
La Charte des droits fondamentaux ne s’appliquera pas au Royaume-Uni et à la Pologne, mais elle acquiert une force juridique contraignante pour les 25 autres pays et le vote à l’unanimité reste la règle en matière de politique étrangère.

Décembre 2007
Le nouveau traité sera signé le 13 décembre prochain à Lisbonne et sera ensuite soumis à la ratification des États membres – à ce jour, seule l’Irlande a annoncé la tenue d’un référendum – pour entrer en vigueur le 1er janvier 2009.

Avant de soumettre le traité [...] au vote de l’Assemblée nationale (voie choisie par Nicolas Sarkozy), les deux chambres du Parlement réunies en Congrès doivent modifier la Constitution. Le texte ne devrait donc pas être soumis au vote avant l’année prochaine.

 

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