27.04.2007

Agenda 2ème tour

  • Dimanche 29 avril :
    > François Hollande sur Canal + à 12h45
    > Julien Dray à 14h20 sur Radio J
    > François Hollande à 18h30 sur RTL pour "Le grand jury"
    > François Hollande à 18h sur France 5 invité de "Ripostes"
    > J.L. Bianco à 19h00 sur Europe 1
    > Vincent Peillon et Elisabeth Guigou sur France 3 à 23h00 pour "France Europe Express"
  • Lundi 30 avril :
    François Hollande à 8h25 sur RMC
  • Mardi 1er mai :
    > François Hollande à 7h50 sur Canal +
    > Grand concert de soutien à Paris, au stade Charlety à 17 heures
    En savoir plus
    > Femmes de France, prenons la dernière Bastille ! Mobilisons-nous, manifestons-nous !    à Paris, toutes et tous, place de la Bastille, le 1er mai à 13h
    En savoir plus
  • Mercredi 2 mai :
    > François Hollande à 7h50 sur LCI
    > Débat Ségolène Royal/N.Sarkozy à 21h00 sur France 2 et TF1
  • Jeudi 3 mai :
    Meeting à Lille à 19 heures

26.04.2007

Agenda 2ème tour

  • Vendredi 27 avril :
    > B.Delanoë à 7h35 sur Canal +
    > J. Lang à 7h45 sur France 2 "Les quatres vérités"
    > J.M. Ayrault à 8h15 sur LCI
    > Meeting à Lyon (Eurexpo) à 19 heures
  • Mardi 1er mai :
    > Meeting à Paris, au stade Charlety à 17 heures
    > Femmes de France, prenons la dernière Bastille ! Mobilisons-nous, manifestons-nous !    à Paris, toutes et tous, place de la Bastille, le 1er mai à 13h
  • Mercredi 2 mai :
    Débat Ségolène Royal/N.Sarkozy à 21h00 sur France 2 et TF1
  • Jeudi 3 mai :
    Meeting à Lille à 19 heures

Sarkozy : flagrant délit d'incompétence en matière fiscale

Intervenant sur TF1 hier soir, Nicolas SARKOZY a indiqué ne pas comprendre pourquoi la Slovénie pouvait baisser son impôt sur les sociétés alors que la France ne peut baisser son taux de TVA applicable aux restaurateurs.

On peut s’étonner de cette profonde méconnaissance des règles fiscales de la part du candidat de l’UMP qui fut pourtant successivement Secrétaire d’état au Budget puis ministre de l’Économie et des Finances.

Il convient donc de rappeler à Nicolas SARKOZY que la détermination des assiettes et la fixation des taux des impôts directs est du ressort exclusif des États membres. Il n’existe en la matière aucune obligation communautaire, à la différence de la TVA, dont les taux sont encadrés par des accords communautaires qui imposent un taux général plancher et un accord unanime pour y déroger sectoriellement, afin de lutter contre le dumping fiscal.

La démagogie de Nicolas SARKOZY, qui promet unilatéralement des baisses de TVA qui nécessitent l’assentiment unanime du conseil européen, est éminemment condamnable. Doit-on avoir la cruauté de lui rappliquer que l’UMP avait formulé cette proposition en 2002, avec le résultat que l’on sait ? L’harmonisation de la fiscalité en Europe, qui est absolument nécessaire, mérite de arguments et des objectifs clairs : c’est ainsi qu’en 1999 la gauche a demandé puis obtenu un taux de TVA réduit pour le secteur du bâtiment.

L’Union européenne doit se doter d’un impôt sur les sociétés, qui passe par une harmonisation au préalable des bases puis des taux de cet impôt.

Communiqué de Michel SAPIN,
Secrétaire national à l’Économie et à la Fiscalité

25.04.2007

Agenda campagne du deuxième tour

  • Mercredi 25 avril :
    > Ségolène Royal invitée de "A vous de juger" sur France 2 à 20h50
    > Michel Sapin sur Europe 1 à 18h00
    > Elisabeth Guigou à 18h45 sur Public Sénat pour "Face à nous"
    > Arnaud Montebourg à 19h15 sur RTL
  • Jeudi 26 avril :
    >Ségolène Royal invitée de "Face à la une" sur TF1 à 20h20
    > Réunion sur le thème "Les entreprises et le pacte présidentiel" organisée par l'Association des amis de Ségolène Royal
    En savoir plus
  • Vendredi 27 avril :
    Meeting à Lyon
  • Mardi 1er mai :
    Meeting à Paris
  • Mercredi 2 mai :
    Débat Ségolène Royal/N.Sarkozy à 21h00 sur France 2 et TF1
  • Jeudi 3 mai :
    Meeting à Lille

24.04.2007

les enseignements du 22 avril 2007

medium_20070101_WWW000000268_18239_3.jpgNous pouvons tirer 4 enseignements majeurs des résultats du premier tour des élections présidentielles 2007 au plan national, comme au plan local.

Tout d'abord, nous avons assisté à une vaste mobilisation de nos concitoyens, qui montre à quel point les Françaises et les Français sont friands de politique, pour peu qu'elle soit réellement proche de leurs préoccupations. Nous avons pour la première fois depuis plusieurs décennies un second tour inédit, avec une nouvelle génération de femme et d'homme politiques qui se sont présentés pour la première fois et qui ont réussi à mobiliser fortement autour d'eux. Ils donnent le sentiment de rompre avec les pratiques précédentes et une conception quasi monarchique de la république. Les jeunes notamment se sont déplacés en masse vers les bureaux de vote. Et dans les quartiers, ils ont donné leur voix à Ségolène Royal comme au Val Fourré (60%) ou plus globalement dans le fief du président du Conseil Général des Yvelines (41%) par exemple.

Le second enseignement est la forte mobilisation vers le vote utile. Jamais la droite et la gauche n'avaient atteint un tel niveau dès le premier tour depuis 1974. Cela répond aussi au traumatisme du 21 avril 2002 et à la volonté de nos concitoyennes et nos concitoyens de faire un vrai choix de société, entre une société de solidarité, capable de répondre à leurs premières préoccupations (emploi, inégalités sociales et pouvoir d'achat), et une société encore plus libérale, favorisant le capital et dénigrant le travail. Car c'est là le réel choix qui nous est proposé au second tour. Et rappelons-nous qu'en 1981, François Mitterrand accusait un certain retard sur Valéry Giscard d'Estaing au premier tour...

Le troisième enseignement, c'est sans nul doute l'émergence d'un centre fort, venu d'une droite sociale démocrate qui refuse la dérive libérale proposée par Nicolas Sarkozy, et qui se rapproche de la gauche sur des thèmes aussi emblématiques que la réforme des institutions (pour ne plus voir les pouvoirs accaparés par des politiciens plus soucieux de clientélisme et de mise en exergue d'un bouc émissaire permanent que du bien être de nos concitoyens), la relance de l'Europe avec le peuple et non contre lui, la réelle reconnaissance de la valeur travail, la lutte contre les inégalités sociales et les discriminations de toutes sortes, ou bien encore le respect du pacte écologique de Nicolas Hulot. Tous ces points se retrouvent dans le pacte présidentiel de Ségolène Royal, illustrés par des propositions et un projet clairs, et non par un catalogue de promesses incohérentes mais profondément démagogiques comme celles proférées par Nicolas Sarkozy.

Enfin, le quatrième enseignement est la chute du Front National. A priori nous devrions nous en réjouir. Mais qu'en est-il réellement ? Nous avons assisté ces dernières semaines à une réelle volonté de holdup des voix lepénistes par le candidat "sortant", Nicolas Sarkozy. Il a volontairement droitisé son discours, allant jusqu'à aborder des sujets aux relents traumatisants tels que le sentiment qu'il existe un gène de la pédophilie ou la nécessité de promulguer une quatrième loi de lutte contre l'immigration en 5 ans par exemple. Les voix qui se portaient auparavant sur le candidat de l'extrême droite se sont donc retrouvées sur le candidat de l'UMP, non par un retour à des valeurs plus démocratiques mais simplement parce qu'ils retrouvaient dans ses propositions les thèmes qui leurs sont chers.

En conclusion, nous nous apprêtons à un second tour âpre, difficile, mais qui permet enfin un vrai débat de fond et d'idées, une vraie confrontation de projets et d'ambition pour la France (et pour les Françaises et les Français dans le programme de Ségolène Royal), un vrai choix de société. La question qu'il faut donc se poser aujourd'hui et en prévision du vote du 6 mai prochain, c'est bien celle-ci : voulons-nous répondre aux attentes prioritaires de nos concitoyennes et nos concitoyens encore citées dans l'ordre ce matin par le journal Le Parisien (lutte contre le chômage et création d'emplois, lutte contre les inégalités sociales, et relance du pouvoir d'achat), tel que le propose le Pacte Présidentiel de Ségolène Royal, ou souhaitons-nous renforcer encore davantage la politique réactionnaire et ultra-libérale subie depuis 2002, tel que l'ambitionne Nicolas Sarkozy ? Le choix nous est offert, à nous d'y apporter la meilleure réponse pour tous les Françaises et les Français, dans une grande volonté de rassemblement et de prise en considération de chacune et de chacun.

20.04.2007

N'oubliez pas d'aller voter dimanche en pleine conscience

Dès le 22 avril,

vous refuserez la brutalité,

la ségrégation

par la naissance ou l’argent,

vous rejetterez l’immobilisme

ou les gaspillages.

Le 22 avril,

vous montrerez que vous voulez

une France rassemblée, apaisée,

qui croit dans l’avenir

parce qu’elle a confiance en elle.

Le 22 avril,

vous ferez sortir la France de la crise,

vous ferez gagner

la France du respect et du progrès.

Ségolène Royal Présidente 

Familles, éducation, emploi, écologie,

ce sont les bases

pour remettre la France en marche.

L’ordre juste,

c’est combattre toutes les formes

d’insécurités et de précarités,

c’est une société de droits et de devoirs.

Ségolène Royal réformera sans casser,

transformera sans diviser ;

elle vous a écoutés

et s’y est engagée devant vous.

Le 22 avril,

le changement a besoin de vous.

Voter Ségolène Royal,

c’est voter pour être utile à la France.

Le 22 avril

votez pour le changement


08.04.2007

Vote électronique : peut-on s'y fier ?

 

Publié le 06/04 à 11:34 sur le site de France 2

Le vote électronique est-il fiable ?

Un million et demi d'électeurs voteront par machine électronique le 22 avril et le 6 mai. En toute sécurité ? Pas si sûr
par Anne BRIGAUDEAU
- Une des machines à voter mises en place pour la présidentielle - AFP/OLIVIER LABAN-MATTEI -
Une des machines à voter mises en place pour la présidentielle - AFP/OLIVIER LABAN-MATTEI
"Sciences et avenir", qui consacre en avril un dossier au vote électronique, souligne les risques de fraude.

A la question "les machines à voter sont-elles piratables ?", "la réponse est bien évidemment oui", souligne le mensuel.

Tour d'horizon des arguments (pour et contre), mise au point sur le nombre de "votants électroniques" (voir l'exemple d'Issy-les-Moulineaux et la liste des communes qui vont pratiquer le vote électronique), et prise de température sur le Net d'un sujet qui fâche : pas de doute, la tension monte ...

Des risques de fraude non négligeables

La une de Sciences et avenir du mois d'avril"Sciences et avenir" rappelle que "plusieurs démonstrations" de piratage de vote électronique ont déjà été effectuées sur la machine néerlandaise Nedap, qui sera utilisée dans plusieurs villes françaises pour l'élection présidentielle.

Selon le mensuel, un informaticien de bon niveau peut, sans trop de difficultés,  modifier le programme de cette machine de façon à ce qu'il donne des résultats définis à l'avance, quels que soient les votes exprimés. Les trois autres machines homologuées en France ne seraient pas plus fiables.

Sciences et Avenir estime aussi que les précautions indispensables contre le piratage ne sont pas toujours prises par les municipalités. Dans deux mairies où le journal a enquêté, "des techniciens venaient de passer pour faire des modifications sur les machines. Interrogée sur l'intervention, la personne responsable des élections de la mairie A n'était pas en mesure d'expliquer ce qui avait été fait (par le technicien) : "Nous l'avons laissé dans une pièce avec les machines pour qu'il fasse son travail".

Conclusion ? Il faudrait garder une trace papier pour pouvoir, en cas de contestation, vérifier le vote électronique. Ce qui n'est pas prévu pour l'instant.

En savoir plus :
-> "Vote électronique : gare à la fraude" (dossier Sciences et avenir)

Un million et demi d'électeurs "électroniques"

Ticket récapitulant les votes d'une machine NEDAp (photo AFPUn million et demi d'électeurs voteront cette année à la  présidentielle à l'aide d'ordinateurs de vote, dont 82 communes sont équipées. Parmi celles-ci: Amiens,  Nice, Cannes, Bourges, Le Havre, Le Mans, Orange, Brest, Reims,  Mulhouse, Boulogne-Billancourt, Lorient, Issy-les-Moulineaux... Condition posée par le ministère de l'Intérieur : les villes concernées doivent compter  plus de 3.500 habitants.

Est-il prévu de garder une trace papier ? Non, répond Patricia Kozcyczarz, du ministère de l'Intérieur, " sachant que pour un vote à l'urne classique, les bulletins sont immédiatement détruits après le dépouillement et qu'ils ne sont donc pas disponibles en cas de contestation".

Les machines à voter ont été autorisées en France dès 1969, mais ce n'est que depuis 2003 qu'un arrêté a défini le règlement technique les adaptant aux  technologies informatiques et fixant les conditions de leur agrément. Celui-ci  est donné par le ministère de l'Intérieur sur la base d'un rapport réalisé par  un "organisme d'inspection".

"Lors du référendum du 29 mai 2005", précise le ministère de l'Intérieur, " 55 communes (dont Brest, Le Havre, Boulogne-Billancourt, Antony…) s’étaient ainsi équipées, ce qui représentait 8 37 bureaux de vote, soit un peu moins d’un million d’électeurs. De nouvelles communes devraient se doter dans la perspective des prochains scrutins. Le fonctionnement des machines a donné parfaite satisfaction sur tous les scrutins antérieurs, où elles n’ont donné lieu à aucun contentieux".

Le choix d’utiliser une machine à voter relève de la liberté de chaque commune. Elles doivent toutefois être autorisées  à les exploiter par arrêté du préfet. Le ministère les assiste en leur attribuant une subvention de 400 euros par machine achetée (le coût d’une machine est d’environ 4 000 euros) . Cette subvention est comparable dans le principe à celle accordée par le ministère aux communes pour l’achat d’urnes.

C’est également le ministère qui fixe les règles de délivrance des autorisations aux constructeurs de machines. Trois modèles sont actuellement agréés par le ministère de l’intérieur. Il s’agit des machines NEDAP (néerlandais), iVotronic (américain) et INDRA (espagnol). Les agréments sont délivrés au terme d’une procédure de contrôle de conformité exercée par un organisme  de certification indépendant du ministère (Bureau Véritas ou CETEN-Apave). Les machines doivent être conformes en tout point aux 114 exigences contenues dans le règlement technique du 17 novembre 2003, en particulier en termes de fiabilité technique et de sécurité des systèmes. Les machines ne gèrent que l'enregistrement du vote et le dépouillement.  L'identification de l'électeur et l'émargement se déroulent comme pour les votes  "papier".

Quant au vote par internet, il n'en est qu'au stade des balbutiements.  L'expérience tentée en juin 2006 pour l'élection de l'Assemblée des Français de  l'étranger - 10.200 votants par internet sur 525.000 inscrits - a été marquée  par de sérieux problèmes de secret du vote, qui n'incitent pas à  renouveler l'expérience dans l'immédiat.

En savoir plus :
- > Les précisions sur"les machines à voter" sur le site du Ministère de l'Intérieur.

L'exemple d'Issy-les-Moulineaux

Eric Legale, Directeur des Innovations Technologiques, ville qui votera entièrement de façon électronique, a répondu à nos questions :

1)      Est-ce que tous les bureaux de vote seront électroniques à Issy-les-Moulineaux ?
- OUI

André Santini, maire d'Issy-les-Moulineaux (photo AFP)2) Y aura-t-il possibilité de voter par papier si l'on préfère ?
- NON

3) Y aura-t-il une trace "papier" en plus du vote électronique pour vérifier la fiabilité du vote si besoin est ?
- A l’issue du scrutin, le bureau centralisateur aura la possibilité d’éditer deux types de fichiers de contrôles des opérations :
- un fichier retraçant, dans un ordre aléatoire, chaque vote (ce fichier permettrait, en cas de contestation, un recomptage manuel des votes).
- un fichier traçant, sur chaque machine à voter, toutes les phases horaires du scrutin (ouverture de la machine à voter, passage des électeurs, fermeture de la machine…).
Toutefois, bien évidemment, à aucun moment il n’est possible de croiser la liste des votants avec celles des votes exprimés conformément aux recommandations de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés).

4) Combien d'habitants d'Issy-les-Moulineaux voteront-ils électroniquement ?
  - TOUS, SOIT 40 000 électeurs

5) De quel type de machine êtes-vous équipé ?
- IVOTRONIC 

Avantages, inconvénients

Urne électronique Nedap France (photo AFP)Pour les mairies qui ont fait le choix du vote  électronique, celui-ci permet  de pallier la difficulté à trouver assesseurs et scrutateurs, le jour du  scrutin, et de gagner du temps au dépouillement. Il permet aussi de réduire le nombre de bureaux de vote. Au Havre, on est  passé de 149 à 129 bureaux, à Brest de 142 à 80. D'où des économies financières,  en raison d'un personnel moindre, malgré le coût élevé d'une machine (4.000  euros dont 400 subventionnés par l'Etat). Les machines à voter suppriment  les votes nuls, mais permettent le vote blanc. Enfin, les handicapés peuvent plus  facilement les utiliser.

Mais il est de plus en plus malaisé, surtout sur la Toile, d'ignorer les arguments développés par les adversaires du vote électronique. Si ceux-ci évoquent la rentabilité peu évidente de l'opération et les difficultés d'utilisation, notamment pour les  personnes âgées, ils dénoncent surtout les risques de fraude.

Ils estiment que les machines à voter ne respectent pas les principes de transparence, de confidentialité, d'anonymat et de sincérité nécessaires. Le processus de vote est invérifiable, nul ne pouvant, à part les  fabricants, prouver l'exactitude et l'inviolabilité du programme : le vote  échappe ainsi au contrôle populaire.

La tension monte chez les internautes

La pétition pour le maintien du vote papierLe vote électronique inquiète les internautes, comme en témoigne la pétition pour  le maintien du vote papier mise en ligne sur Internet.

Les signataires réclament "la suspension de toute utilisation d'ordinateurs de vote". Ils "estiment que tout citoyen ou groupe de citoyens doit pouvoir s'assurer directement, sans faire appel à des experts, de la sincérité du décompte et appellent à des états généraux sur l'amélioration de l'organisation des élections, sans préjugés quant à l'opportunité d'utiliser ou non l'informatique".

Vendredi, dans "Libération",  Daniel Schneiderman soulignait le franc succès sur le Net de la la vidéo circulant sur Dailymotion et ayant pour sujet "la démonstration d'un hacker néerlandais sur la vulnérabilité à la fraude des machines à voter, dont un nombre croissant de communes françaises souhaitent se doter dès cette élection, dans une relative indifférence des candidats et des médias, mais dans des conditions de sécurité et de fiabilité fortement problématiques."

Le PS réclame un moratoire

Le Parti socialiste a réclamé le 27 mars "un  moratoire sur l'utilisation des machines à voter lors des élections  présidentielle et législatives", en raison de "l'absence de fiabilité de ces  machines". Selon un communiqué du Bureau national du PS, "la crainte manifestée par de  nombreux électeurs devant un système qu'ils ne connaissent pas, risque de les  dissuader d'aller voter". En outre, "les avantages mis en avant (modernisation, réduction des coûts,  lutte contre l'abstentionnisme) ne sont pas démontrés", tandis que "les risques  de fraude et d'erreurs massives et indétectables, eux, sont bien réels".

Le PS affirme que "l'absence de fiabilité de ces machines justifie leur mise  à l'écart et leur remplacement par des urnes traditionnelles pour les scrutins  de 2007". Il note que, "sans que des fraudes avérées aient été mises au jour,  plusieurs cas de défaillances de systèmes de vote  électronique " ont été  répertoriés ces dernières années, "surtout aux Etats-Unis, mais aussi en  Europe". Rue de Solférino, on précise que sur les trois machines à voter agréées par le ministère de l'Intérieur, "deux sont vivement contestées dans les pays ou elles ont été installées".

 A propos des machines Nedap, qui représentent 80% du parc installé en France, le Parti socialiste note que l'"Irlande, après expertise, a écarté les 7.500 machines pour équiper le pays entier. Aux Pays-Bas, à la suite d'une démonstration de détournement en 2006, le gouvernement vient de nommer une commission d'enquête".

En savoir plus

-> "Vote électronique : gare à la fraude" (dossier Sciences et avenir)

- > Les précisions sur"les machines à voter" sur le site du Ministère de l'Intérieur.

-> Pétition pour le maintien du vote papier

-> détournement d'ordinateurs de vote (plusieurs vidéos sur ce site sur le piratage des machines Nedap )

-> les machines à voter sont-elles fiables ? par Chantal Enguehard (enseignante chercheuse en informatique à l'université de Nantes)

L'UMP et Sarkozy préfèrent les petites phrases au débat démocratique

«Depuis des semaines la direction de  l'UMP a un objectif inavoué : dénaturer le débat pour éviter la confrontation des programmes, éviter d’assumer le bilan du gouvernement, éviter d’être confronté à la grogne sociale qui couve dans le pays après cinq années de politique de droite. Tant qu’on parle des petites phrases, on ne parle pas du reste, et tel est bien le but recherché.Les Français ont droit à un vrai débat, ils doivent connaître les idées des uns et des autres pour pouvoir arbitrer en conscience. Ils attendent des candidats qu’ils soient à la hauteur de l’enjeu démocratique de cette élection.

C’est pour garantir la bonne tenue de ce débat que Ségolène ROYAL a expressément demandé à ce que ses adversaires ne soient pas sifflés pendant les meetings. C’est pour garantir la bonne information des Français que Ségolène ROYAL a accepté de participer à un débat sur internet entre les candidats avant le 1er tour de l’élection présidentiel. Le fait que Nicolas SARKOZY refuse en revanche de participer à un tel débat démontre, s’il en était encore besoin, qu’il n’est pas dans son intérêt de clarifier les positions et de sortir de la course à la petite phrase.

Communiqué de presse de Julien Dray
Porte-parole du PS


Sarkozy et la violence

Nicolas Sarkozy fait l’apologie de la violence !

Hier, à Lorient, Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de la République, ancien Ministre de l’Intérieur, s’est livré à un exercice curieux en comparant les deux types de violence : l’une serait légitime, car elle traduirait une exaspération sociale, l’autre, serait illégitime, car elle viendrait de « fraudeurs ».Le Parti Socialiste s’étonne d’un tel propos et le réprouve. Aucune violence contre les personnes et les biens n’est légitime ou justifiable en démocratie. Le but des responsables politiques, a fortiori du Président de la République, doit être de prévenir avant tout, toutes les formes de violence. Nicolas Sarkozy, en faisant l’apologie de certaines violences, fait une nouvelle fois preuve de démagogie, de discrimination et d’irresponsabilité.

Les socialistes le réaffirment avec force : la lutte contre toutes les formes de violence doit être une priorité de tous les Républicains et ne doit  souffrir d’aucune exception.

Communiqué du Secrétariat national du Parti socialiste


07.04.2007

Pour ne pas vivre idiot pendant le week-end ou les vacances

Le Pacte présidentiel

Le pacte présidentiel de Ségolène Royal
Lire le Pacte présidentiel

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