14.11.2009

M. Sarkozy doit venir expliquer ses projets pour les territoires devant le Congrès des maires de France

M. Sarkozy et son gouvernement proposent un bouleversement majeur de l’organisation territoriale et des finances locales. Ces projets suscitent l’inquiétude légitime des Français et des élus. Ils aboutiraient, en effet, à recentraliser et à étouffer financièrement les collectivités ; ils aggraveraient l’injustice sociale et les inégalités territoriales ; ils représenteraient une manipulation électorale.

 

Les maires de France, réunis en congrès les 17 et 18 novembre prochains, attendaient des explications du Chef de l’Etat. Craignant probablement leur colère et leurs protestations, M. Sarkozy a décidé de ne pas se rendre au congrès, privant ainsi les maires d’un véritable échange républicain.

 

Il a décidé au contraire de convoquer les présidents des associations de maires à l’Elysée le vendredi 20.

 

Devant cette dérobade, le Parti socialiste ne se rendra pas à l’Elysée. Il invite M. Sarkozy à assumer les responsabilités de sa charge et à accepter de venir dialoguer avec les maires le 17 novembre.

 

Il appelle, par ailleurs, les maires à se mobiliser massivement à cette occasion pour faire entendre leur voix.

Pour ou contre le débat sur l'identité nationale

Il ne nous faut pas refuser le débat sur l'identité nationale sous quelque prétexte que ce soit. La question se pose sous un angle bien différent de celui que cherchent à nous imposer Sarkozy et ses sbires. Il s'agit bien plus du pacte républicain que d'une identité nationale aux relents vichystes, bien plus des valeurs issues des Lumières qui ont façonné notre République et les Droits de l'Homme, bien plus des valeurs, de la culture et du destin que nous partageons en commun que des communautarismes et des attaques contre tel ou tel écrivain osant faire entendre sa différence et sa liberté d'expression.


Les incohérences sont permanentes dans le discours sarkozyste et il est de notre devoir de les mettre en exergue, sans oublier de poser nos réflexions et de les faire partager, autour de la trinité qui nous honore depuis le début du XVIIIè siècle : Liberté, Égalité, Fraternité. Il est de notre devoir de ne pas nous laisser déposséder des valeurs qui ont fondé notre République et notre Vivre Ensemble, au profit d'un simple opportunisme électoraliste nauséabond ! Nous sommes des hommes et des femmes libres dans une République libre, sachons le faire entendre et le défendre.

 

Didier DUGUÉ

Conseiller Fédéral - Secrétaire Fédéral aux Questions Économiques et Sociales

08.11.2009

Rénovation du siège fédéral du Parti socialiste

Alors que la rénovation intellectuelle du Parti socialiste est en marche, la rénovation matérielle du siège de la Fédération du Parti socialiste des Yvelines est pour sa part achevée.

 

 

Vous pouvez donc d'ores et déjà admirer notre nouveau siège des Mureaux sur notre blog. Ceux qui s'y rendaient auparavant ne le reconnaitrons plus. Gageons que cette nouvelle Fédération inspirera les débats qui s'y tiendront.

 

 

Merci mille fois à Patrick Chasserio pour les photos.

 

 

 

 

 

Bertrand Castex.

06.11.2009

La Fédération Yvelines du Parti Socialiste s'associe aux associations et aux organisations syndicales pour soutenir le mouvement des travailleurs et des travailleuses sans papier

ILS BOSSENT ICI, ILS VIVENT ICI, ILS RESTENT ICI !

1)Vous pouvez signer la pétition en ligne sur le site suivant : http://www.travailleurssanspapiers.org/

2) Vous trouverez sur le site la pétition au format PDF que vous pouvez faire signer et l'adresse postale à laquelle la renvoyer

Les éluEs qui souhaitent apporter leur soutien peuvent le faire en écrivant à contact@travailleurssanspapiers.org

IL FAUT ALLER AU BOUT DES DISCUSSIONS SUR LA CIRCULAIRE !

jeudi 5 novembre 2009

Trois semaines de lutte ! 4800 salariés en grève ! 1250 entreprises touchées ! 34 départements concernés ! Les salarié(e)s sans papiers continuent à se battre pour conquérir leurs droits. La force du mouvement ne faiblit pas. Bien au contraire, chaque jour ce sont des forces nouvelles qui le rejoignent. Trois semaines de lutte ! Les salarié(e)s sans papiers ont pris la parole, elles et ils ne veulent plus la perdre. Mais aujourd’hui, plus que jamais, ils ont besoin de solidarité et d’engagement. De solidarité, parce que les marques de soutien sont indispensables pour continuer à faire grandir le rapport de forces. D’engagement, parce que maintenant, pour tenter de faire céder ces salariés, les moyens policiers utilisés ne s’embarrassent plus de longueurs légales ou juridiques.

Lundi 2 novembre, dans le quartier d’affaires de La Défense, c’est sans aucune décision judiciaire, ni référé ni même ordonnance sur requête, mais sur un simple coup de téléphone patronal à la préfecture de police de Paris (!) que les travailleurs sans papiers qui occupaient depuis le matin le chantier de la Tour Axa ont été évacués, ceci alors que nombre d’entre eux travaillent précisément sur ce chantier depuis de nombreux mois. Cette tentative d’intimidation porte un nom : c’est une illégalité ! C’est une atteinte au droit de grève ! Les salariés des petites entreprises de la sous-traitance, les nombreux intérimaires qui travaillent pour les grands donneurs d’ordres du Bâtiment et des Travaux Publics n’auraient-ils pas le droit d’exercer leur droit de grève là où ils travaillent ? Certains employeurs auraient-ils tellement peur de cette lutte qu’ils préfèrent s’abstenir même d’une procédure judiciaire ? Certains seraient-ils tellement « aux ordres » qu’ils obéissent sans sourciller à tous les désirs de grands donneurs d’ordres ?

Les cinq organisations syndicales et les six associations parties prenantes du mouvement des travailleurs-euses « sans papiers » protestent contre le recours à ces méthodes extra judiciaires et appellent toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la justice et aux droits à tout faire pour que ces salarié(e)s gagnent une circulaire de régularisation avec des critères simplifiés, améliorés, harmonisés, garantissant l’égalité de traitement et une procédure de régularisation sécurisée.

Les discussions sont en cours avec le Ministère de l’Immigration depuis le 22 octobre. Elles doivent être menées jusqu’au bout, y compris sur les sujets impliquant le Ministère du Travail et le Ministère de l’Intérieur. Il ne sert donc à rien, ni de tenter d’intimider, ni de jouer la précipitation.

« Ils bossent ici, ils vivent ici, ils restent ici ! »

Paris, le 4 novembre 2009

Les signataires suivants de la lettre du 1er octobre au Premier Ministre : CGT, FSU, Union Syndicale Solidaires, Ligue des Droits de l’Homme, Cimade, RESF, Autremonde, Femmes Egalité, Droits devant !!.

05.11.2009

Il est temps que le gouvernement opère un réel changement sur le remplacement de la taxe professionnelle

Cela fait déjà plusieurs semaines que les socialistes contestent les projets recentralisateurs du Gouvernement et les modalités de suppression de la taxe professionnelle.

Plusieurs élus de droite, sensibles aux réalités locales, viennent de nous donner au moins en partie raison. Tant mieux !

Il est temps que le Gouvernement nous entende et remanie profondément ses projets dans le sens d’une vraie décentralisation.
Il est temps qu’il opère un réel changement sur le remplacement de la taxe professionnelle : nous demandons que soit assurée aux collectivités locales une ressource satisfaisante de remplacement, nous demandons le maintien d’un lien entre la fiscalité des entreprises et leur assise locale, nous demandons un effort particulier envers les entreprises industrielles.

Nous rappelons à M. Sarkozy que, si la ténacité est une qualité, l’entêtement devant les réalités ne l’est pas.

Déclaration de Laurent Fabius, ancien Premier ministre,
coordinateur du Parti socialiste sur la réforme territoriale

Mobilisons nous pour faire gagner les forces de progrès

Les prochaines élections régionales auront lieu les dimanches 14 et 21 mars 2010, a annoncé aujourd'hui dans un communiqué le secrétaire d'Etat à l'Intérieur et aux collectivités territoriales Alain Marleix.

Mobilisons-nous pour préserver nos régions de l'entreprise de destruction de Messieurs Sarkozy et Marleix. Soutenons Jean-Paul HUCHON et son projet pour une Région capable de relever nos trois défis : social, économique et environnemental.

Didier DUGUÉ

Conseiller Fédéral - Secrétaire Fédéral aux Questions Économiques et Sociales

Réforme territoriale : la parité en danger

Considérant qu’un égal accès des femmes et des hommes aux mandats électifs est une condition nécessaire à l’exercice de la démocratie.

Considérant que cet égal accès n’est pas une évolution naturelle puisque malgré la loi sur la parité votée sous le gouvernement Jospin en 2000, l’Assemblée nationale compte aujourd’hui 81,5 % d’hommes pour seulement 18,5 % de femmes.

Considérant que la modification d’un mode de scrutin a des effets conséquents sur la représentation des femmes en politique et que nous avons pu nous en féliciter en 2004, lorsque les assemblées régionales ont vu 47,6 % de femmes élues au lieu des 27,5 % élues en 1998.

Considérant que la réforme territoriale proposant l’élection de conseillers territoriaux au scrutin uninominal à un tour pour 80 % d’entre eux est contraire à l’article 1 de la Constitution française qui précise que « La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales ».

Considérant que si cette réforme devait être appliquée, les femmes représenteraient moins de 20 % des conseillers territoriaux, selon toutes les projections réalisées.

Considérant, enfin, que les régressions sur les droits des femmes sont partout, et que le recul de la représentation des femmes pour tout ce qui touche à l’organisation de notre pays et de nos territoires ne peut qu’entériner, voire accélérer cette situation déjà préoccupante.

Nous femmes et hommes, citoyennes et citoyens, demandons à celles et ceux qui auront, de par leur vote, le pouvoir d’entériner ou non cette réforme de tout faire pour qu’une telle régression ne soit jamais votée. Nous leur demandons de s’élever contre ce procédé antidémocratique et anticonstitutionnel par tous les moyens dont elles et ils disposent, de convaincre toutes celles et ceux qui n’auraient pas vu, peut–être, tous les dangers d’un scrutin uninominal à un seul tour, de prendre en compte ces aspects et de respecter la Constitution de la République Française en votant contre cette réforme.
 

Extrait du Projet de loi : (www.senat.fr/leg/pjl09-063.html)

Définition des modes de scrutin

Dans le cadre de cantons, 80 % des sièges attribués sont pourvus au scrutin uninominal majoritaire à un tour : un second tour n'était en effet pas concevable dans la logique du mode de scrutin retenu.
Les 20 % des sièges restants sont attribués, dans le cadre du département, à des listes, avec application de la représentation proportionnelle suivant la règle du plus fort reste : ce choix a été fait, de préférence à celui de la plus forte moyenne, parce qu'il est la contrepartie logique du scrutin à un tour. La répartition des sièges s'effectue en fonction du nombre de suffrages « utilement exprimés », c'est-à-dire ceux obtenus par les candidats qui n'ont pas été élus au mandat de conseiller territorial et qui se sont rattachés à une liste lors de la déclaration de la candidature (article L. 190-6).

La gauche défend tous les jours l’identité de la France face aux remises en cause de la droite et de N. SARKOZY

L’injonction du président de la République et de son ministre de l’immigration et de l’identité nationale, convoquant sans délai dans les préfectures « les forces vives du pays », est irrecevable.

La France mérite mieux qu’un discours polémique bricolé à la hâte à des fins électorales. La droite, de plus en plus déchirée, fragilisée par son échec économique et social, instrumentalise un sujet sérieux sur lequel on ne devrait pas chercher à diviser les Français.

Nous ne sommes pas dupes de cette manipulation. Les socialistes ne serviront pas de caution à cette mise en scène racoleuse qui mobilise indûment et dans l’improvisation les Préfets dont ce n’est pas le rôle.

Les Français sont attachés à l’identité républicaine de la France. Ils n’acceptent pas ses remises en cause. Forgée dans l’histoire, dans les grands combats républicains, sociaux, ouvriers, féministes, l’identité de la France est d’abord constituée des principes communs que la République a su faire partager à tous les Français, et qui sont aujourd’hui bafoués : la France des droits de l’Homme, du droit du sol, de la laïcité, de l’école publique, de l’égalité sociale, du programme du Conseil national de la Résistance, de l’universalisme et de l’ouverture au monde.

La France fidèle à son identité, la France qu’on aime, c’est une France qui défend son modèle social, qui promeut les services publics, de l’école à l’hôpital, de la mairie à la Poste, parce qu’ils sont les moyens de l’égalité. C’est une France de l’émancipation de l’Homme, qui s’engage pour les libertés, notre bien commun, et pour ne pas laisser confisquer la démocratie par un pouvoir sans limites. C’est une France qui défend sa langue. C’est une France qui assume sa diversité, s’attaque enfin aux discriminations et aux obstacles qui barrent l’accès aux entreprises ou aux responsabilités publiques. C’est une France du XXIème siècle, profondément européenne, qui puise sa force dans le respect de cet héritage républicain.

Faire vivre l’identité de la France et l’originalité de son modèle est au cœur des préoccupations du Parti socialiste. Depuis septembre, les socialistes ont engagé un dialogue direct avec les Français dans le cadre du tour de France du projet, lors d’étapes qui permettent à des citoyens de toutes les origines et de toutes les histoires d’affirmer une identité commune. Les Français ne doutent pas de leur identité, ils nous demandent surtout de la défendre et d’y être fidèles.

Fidèles à notre histoire, nous revendiquons une vision civique et républicaine de la nation, et non pas ethnique ou particulariste qui laisserait l’identité s’enfermer dans des critères d’appartenance et donc d’exclusion. C’est cette approche, inhérente à l’existence d’un ministère de l’immigration et de l’identité nationale, qui est contraire à l’identité de la France et à son génie.

Alors que par ses discours et sa politique, la droite attaque les piliers de la République, les socialistes portent aujourd’hui l’identité de la France.

 

Communiqué du Bureau national

28.10.2009

Pour une nouvelle synthèse nationale



En France, la nation a été une construction de l’Etat. Les historiens ont depuis longtemps insisté sur cette particularité. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que ce soit le gouvernement qui relance aujourd’hui le débat. Il s’inscrit en cela dans une certaine tradition historique qui remonte au moins à Philippe Auguste et à la constitution d’une administration de plus en plus efficace et centralisée du territoire. La préoccupation de la monarchie capétienne, par-delà l’extension du royaume obtenu par la guerre, l’achat de terres ou la politique matrimoniale, fut de faire croire à la fiction d’une construction nationale autour de la personne du roi. Cela s’avéra d’autant plus nécessaire qu’il fallait agréger des peuples aux traditions culturelles souvent bien différentes.

La révolution française, sans remettre en cause l’idée de nation, en changea profondément le sens. La souveraineté populaire remplaça l’origine divine du pouvoir. La nation prenait en main son destin. Elle incarnait alors la liberté, la lutte contre la tyrannie et la promesse d’une aube nouvelle fondée sur les droits de l’Homme et du citoyen. Cette espérance devait s’incarner dans un régime : la République. La nation des républicains est ouverte, intégratrice et se fonde sur cette volonté de vivre ensemble défendue par Renan. Si elle est un héritage historique et culturel, elle ne peut se résumer à cela. Elle est avant tout une communauté de destins où chacun, quelle que soit son origine ethnique ou sociale, peut trouver sa place à condition d’en accepter les principes. Jaurès ne dit pas autre chose quant il réalise cette synthèse entre la République et le socialisme.

Nous sommes évidemment aux antipodes de l’idée nationale développée à la même époque par une partie de la droite et de l’extrême droite : une nation repliée sur elle-même où l’exclusion et l’exaltation guerrière devint la règle. Barrès, Maurras et l’Action française incarnèrent cette conception nationale qui fut reprise par le régime de Vichy. Jeanne d’Arc, la Marseillaise et jusqu’au drapeau français étaient ainsi détournés au profit d’un nationalisme agressif. Si aujourd’hui toute la droite n’est pas encore au clair avec la nation, la gauche a eu tendance au XXe siècle à l’assimiler à cette réduction caricaturale effectuée par ses adversaires politiques. Cela explique en partie le malaise qui règne dans nos rangs quand il s’agit d’évoquer la nation. Il y a un vrai travail idéologique à faire aujourd’hui pour sortir de cette impasse. Le Parti socialiste et la gauche plus largement sont-ils prêts à l’effectuer ?

Le gouvernement, en réactivant le débat, veut l’instrumentaliser à des fins électoralistes : continuer de diviser les socialistes et la gauche, poursuivre ou relancer l’OPA sur le FN. En nous en emparant pour affirmer haut et fort notre conception progressiste de la nation : celle des premiers républicains, de Jaurès et de Blum, mais aussi celle de tous ceux qui ne peuvent se satisfaire du passé, nous pourrions inventer une nouvelle synthèse nationale adaptée au XXI siècle, qui prendrait en compte l’état de notre société, son caractère profondément inégalitaire, pour dépasser l’idéal national et l’inscrire dans l’avènement de droits réels. Il ne faut pas craindre le débat. Au contraire, poussons ses promoteurs au-delà du prêt-à-penser et de la bouillie pour chat qu’ils nous proposent. Alors apparaîtront en toute lumière leurs arrières pensées. Etre Français, n’est-ce pas croire en cette communauté de femmes et d’hommes qui ne renonce pas devant la difficulté ?
Didier Fisher - Conseiller Régional

27.10.2009

2014 : Expulsion programmée des femmes des Territoires !

Les élections de 2004 en France, grâce au scrutin de liste paritaire, ont permis à 47,6% de femmes (soit 895 femmes/ 1880 conseillers régionaux) de siéger dans les Conseils Régionaux. En revanche, lors des dernières élections de 2004 et 2008, le mode de scrutin uninominal, non astreint à la parité, qui régit les Cantonales, n’a permis d’élire dans les 3963 cantons de France que 12,3 % de femmes, faisant la preuve de son incapacité à mettre en œuvre les objectifs paritaires de l’article 1er de la Constitution. 

Sur un total de 5843 conseillers généraux et régionaux[1], tous partis confondus, il y a 1381 femmes pour 4462 hommes, soit 23,6 % de femmes.

Le projet de loi n° 61 (2009-2010) relatif à l’élection des Conseillers Territoriaux, prévoit de ramener leur nombre à 3000. Mais en réduisant également à la portion congrue la place du scrutin de liste, il porte un coup terrible à l’objectif de parité prévu par notre Constitution.

Le nouveau mode de scrutin propose en effet  que 80% des conseiller-e-s territoriaux-ales soient élu-e-s au scrutin uninominal à un tour dans le cadre des cantons (soit 2400 élu-e-s), et 20% sur des listes paritaires départementales (soit 600 élu-e-s), selon une organisation de report des voix parfaitement incompréhensible pour l’électrice ou l’électeur, fût-il des plus avertis.

Si l’on projette les résultats des dernières élections régionales et cantonales sur ce dispositif (cf.1er §), on peut donc raisonnablement prévoir qu’il y aura, sur l’ensemble des conseiller-e-s territoriaux-ales élu-e-s en 2014 [2]:

-          9,5% de femmes élues (pour 10,5% d’hommes) au scrutin de liste,

-          9,8% de femmes élues (et 70,2% d’hommes) au scrutin uninominal à 1 tour,

Soit au total, 19,3% de femmes pour 80,77% d’hommes.

 

De même, pour 3000 conseillers territoriaux attendus, on peut poser la projection chiffrée suivante: 579 femmes conseillères territoriales (contre 1381 aujourd’hui) dont 285 élues sur liste et 294 élues au scrutin uninominal, pour 2421 hommes (contre 4462 aujourd’hui).

 

Projection F-H aux élections territoriales de 2014, selon le mode de scrutin[3]

 

Scrutin de liste

Scrutin uninominal

Total

(Avec contrainte paritaire

(Sans contrainte paritaire

projection élections régionales 2004

projection élections cantonales 2008

= 47,6%F – 52,4%H)

= 12,3%F – 87,7%H)

 

Nombre

%

Nombre

%

Nombre

%

Femmes

285

9,50%

294

9,80%

579

19,30%

Hommes

315

10,50%

2106

70,20%

2421

80,70%

Total

600

20%

2400

80%

3000

100%

 

Ainsi, dans le processus de fusion des Régions et des Départements, et de réduction du nombre des Conseillers Territoriaux, les femmes, qui verront leur effectif diminuer de - 58% (contre - 45,8% pour les hommes), sont les grandes perdantes.

Projection de la répartition F/H du nombre de sièges perdus entre 2004 et 2014

 

Nombre de sièges

avant 2014

Après 2014

Nombre de

sièges perdus

Pourcentage de

réduction

Femmes

1381

579

802

-          58%

Hommes

4462

2421

2041

-          45,8%

 

Ce projet de loi, au lieu de « favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives», organise tranquillement et obscurément leur recul.

On rappellera à cette occasion les recommandations de l’Union Européenne qui considère «  le seuil de 30% comme la condition minimale pour que les femmes exercent une influence appropriée afin que l’élaboration des politiques reflète les valeurs sociales économiques et culturelles de l’ensemble de la société. ». Concernant les futures assemblées territoriales, les femmes, mises en minorité, ne seront en mesure d’exercer aucune influence.

21.10.2009

De la difficulté de certaines questions.

Par Bernard-Henri LEVY, écrivain, directeur de la revue La Règle du jeu.

 

Affaire Mitterrand : et si on inculpait Léon Blum ?

Marine Le Pen n’y suffisait pas : il a fallu que la jeune garde socialiste, Benoît Hamon en chef de file, vole au secours du nouvel ordre moral qui, depuis quinze jours, semble tourner des têtes que l’on croyait immunisées contre le moralement correct cher à nos Pères et Mères la Pudeur, type Christine Boutin ou Philippe de Villiers.

Et voici donc un événement considérable, et qui semblait impensable à ceux qui, comme moi, avaient mis leur espoir dans ce groupe de quadras - Benoît Hamon donc, mais aussi Manuel Valls, Arnaud Montebourg... - qui portaient, avec d’autres, les couleurs de la rénovation à gauche : l’alliance folle, profondément contre-nature, suicidaire, entre des héritiers de Jaurès et le parti d’un homme qui, jadis, à Alger, partit faire du tourisme parachutiste autrement plus olé olé que celui dont Frédéric Mitterrand a fait lui-même, il y a quelques années, dans un livre unanimement salué par la critique, l’aveu public et désolé.

Une fois de plus, et comme dans l’affaire Polanski dont cette affaire-ci est, hélas, la suite à la fois logique et délirante, il ne s’agit pas d’excuser des pratiques que leur auteur a eu la franchise de révéler en son temps, et à son entier détriment.

Mais il s’agit, premièrement, d’observer le spectacle navrant de cet escadron de vertueux, estampillé socialiste, qui fonce droit dans le piège tendu par ses pires adversaires.

Et il s’agit, deuxièmement, de savoir si l’on va, désormais, devoir fouiller dans la vie de chacun d’entre nous pour évaluer, dans notre passé, pourquoi pas dans notre adolescence, ou même dans notre prime enfance, notre degré de «moralité». 

Responsables, ou futurs responsables, qui, dans vos écrits ou confessions, aurez pris le risque de rapporter telle ou telle histoire, passion, bonne ou mauvaise action, apprenez désormais à vous taire ou sachez, à défaut, que vous serez du gibier de média et d’agora.

Artistes, romanciers, diaristes, journalistes, qui, dans vos fictions et vos autofictions, croiriez bon de nous instruire de telle ou telle tentation, perdition, perversion, turpitude, regardez-y à deux fois car vous devez savoir qu’à gauche comme à droite, au nom de la défense des bonnes mœurs, on vous jettera en pâture à l’opinion et l’on sonnera contre vous l’hallali.

André Malraux, qui fit publiquement l’aveu d’un penchant pour les paradis artificiels contracté dans sa jeunesse et jamais véritablement conjuré, ne resterait, aujourd’hui, pas ministre cinq minutes.

Blum à qui il arriva, au temps de La Revue blanche, de faire l’éloge de l’adultère et de l’extrême liberté de mœurs pour les jeunes filles emprisonnées dans le carcan des familles, devrait se tenir à carreaux de peur d’être dénoncé comme pédophile par les Benoît Hamon de service.

Gide ne publierait pas Corydon ou ne prendrait plus, s’il l’avait fait, la présidence des Comités antifascistes de 1934 ; Jean-Jacques juge de Rousseau finirait avec ses Confessions pendues autour du cou ; et ne parlons pas de Jean Genet dont le Journal d’un voleur ne trouverait tout simplement plus éditeur.

La nouvelle Brigade des mœurs veille. Triste époque.

 

 

 

 

 

Par Michel ONFRAY, philosophe.

 

Je choisis la pureté.

 

BHL a le droit de défendre la pédophilie et le tourisme sexuel sous couvert de soutenir un ami probable, mais pas avec n’importe quel type d’arguments. Nous n’avons pas le même passé, ni la même enfance, et de loin. Pour ma part, j’ai connu pendant quatre années la terreur dans un orphelinat parce que quelques prêtres y étaient pédophiles. Je n’ai pas été leur proie, mais ça, on le sait plus tard, quand on quitte l’enfer dans lequel on a vécu de 10 à 14 ans. Après ça, plus grand-chose ne saurait nous faire peur.

Dès lors, on comprendra que j’aie du mal à voir les prédateurs défendus et les proies oubliées. Il me semble ne pas avoir un sens sélectif de la justice et encore moins décider de mes indignations suivant le faciès. Car, comme il y a délit de faciès dans le racisme ordinaire, il y a délit de faciès, positif, dans le cas du joli minois sociologique. Parce qu’on est cinéaste de renom ou ministre, on ne serait pas soumis aux mêmes lois que tout le monde ? Si crime il y a, qu’est-ce qui justifie qu’on se démène pour faire échapper tel ou tel à l’exercice normal de la justice ? Sodomiser une fille de 13 ans après l’avoir alcoolisée, est-ce un crime, oui ou non ? Que la victime ait renoncé à sa plainte après remise d’un chèque ne change rien : la justice n’est pas l’affaire du coupable ou de la victime, mais des magistrats. Pratiquer le tourisme sexuel avec des mineurs prostitués, est-ce un crime, oui ou non ? De s’en être rendus coupables en Thaïlande, des quidams se sont retrouvés derrière les barreaux, pourquoi pas ceux qui sont dans le Who’s Who ?

BHL pense que, quand Marine Le Pen dit que la justice doit être faite, il faut qu’elle ne soit pas rendue parce que c’est la fille de Le Pen qui le demande. Etrange conception de la justice. BHL pense que, quand le porte-parole du PS signale que dans cette affaire on doit se soucier de justice, il dit comme Marine Le Pen et que, voir plus haut, il ne faut pas que justice soit faite. Etrange conception de la justice. Il faudrait préférer l’injustice sans Marine Le Pen plutôt que la justice avec elle ? Mais la justice passe avant les beaux yeux de cette dame qui peut ici dire vrai, comme il peut arriver à BHL de dire faux. BHL pense que demander le règne de la loi, c’est se faire complice de l’ordre moral et, conséquemment, emboîter le pas à Villiers ou Christine Boutin : or, la morale n’est pas affaire de moralisme benêt mais de justice sociale. BHL pense qu’un pédophile qui avoue son crime est courageux, alors qu’un être soucieux de justice devient un «brigadiste des mœurs». Etrange conception de la justice.

Le pire dans cet article : l’amalgame. Assimiler le violeur de petites filles et le pédophile pratiquant le tourisme sexuel à Léon Blum faisant l’éloge de l’adultère dans la Revue Blanche, à Malraux fumant de l’opium, à Rousseau écrivant ses Confessions, c’est un paralogisme de normalien. Inutile d’argumenter : la mauvaise foi saute aux yeux. BHL on le sait, trouve la pureté dangereuse mais ça n’est pas une raison pour trouver l’impureté délicieuse. J’ai choisi, pour ma part, la pureté dangereuse et la proximité systématique avec les victimes. Depuis l’orphelinat, la compagnie des bourreaux m’insupporte, on ne se refait pas. Chacun ses justices, affaire d’idiosyncrasie dirait Nietzsche.

 

 

20.10.2009

Retrouvons nos valeurs démocratiques

A la traîtrise et au reniement, Éric Besson ajoute aujourd'hui l'ignominie et l'inhumanité ! A qui veut-il faire croire, comme il le déclarait et le déclamait sans honte et sans vergogne la semaine dernière sur France Inter, qu'il ne s'agit là que de volontaires, prêts au retour chez eux ! A qui peut-on laisser penser que ces femmes et ces hommes auraient fait plusieurs milliers de kilomètres, dans des conditions ignobles et au prix pour certains de leurs congénères de leur vie, pour simplement visiter "La Jungle" !

 

Nulle honte, nul sourcillement dans l'esprit de cet homme qui s'est un temps prétendu camarade ! Alors, Monsieur Besson, laissez-nous simplement vous présenter ce magnifique texte de Christian Olivier, leader des Têtes Raides. Puisse celui-ci vous ramener à la raison, pour peu que ce mot ait encore un sens pour vous !

 

L'iditenté

Les clans des rues les clandestins
Les cris des chiens hurlent à la ronde
J'suis pas inscrit sur la mappemonde
Y a pas d'pays pour les vauriens, les poètes et les baladins
Y a pas d'pays, si tu le veux, prends le mien

{Refrain: x2}
Que Paris est beau
Quand chantent les oiseaux
Que Paris est laid
Quand il se croit Français

Avec ces sans papires
Qui vont bientôt r'partir
Vers leur pays les chiens
On a tout pris, y a plus rien

De rétention en cale de fond j'en ai même oublié mon ombre
J'me promène moins dans vos décombres
On m'a donné un bout de rien
J'en ai fait cent mille chemins
J'en ai fait cent
J'en ai fait un
Un chemin de l'identité, l'iditenté, l'idétiten, l'itendidé
A la ronde
Et dans ce flot d'une idée rien j'aurais plus de nom j'aurais plus rien
Dis moi c'est quand, dis moi c'est quand
Que tu reviens

{au Refrain, x2}

Avec tous ces champs de tir
Et tous ces fous du tir
Ils visent pas que les lapins
C'est plus du gros sel, c'est des marocains,
Des missiles solaires... ou des skuds
Et moi, avec mon pistolet à bouchon
Je pars au front

Paris s'ra beau quand chantera les oiseaux
Paris s'ra beau, si les oiseaux me notent
Paris s'ra beau car les oiseaux
Allez, Paris s'ra beau

 

Didier DUGUÉ

Conseiller Fédéral - Secrétaire Fédéral aux Questions Économiques et Sociales

Martine Aubry veut bloquer le charter prévu vers Kaboul

LePoint.fr LePoint.fr

Le départ d'un charter franco-britannique d'immigrés afghans, programmé mardi soir , suscite de vives réactions dans les rangs de l'opposition. La première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, a jugé cette mesure de reconduite "inacceptable". "Il faut dire l'incohérence absolue d'un pays comme la France qui fait la guerre aux talibans et qui renvoie dans les mains des talibans ceux qui ont quitté leur pays parce qu'ils étaient justement les victimes de ceux-ci", a-t-elle déclaré à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre François Fillon. "C'est absolument hallucinant que la terre des droits de l'homme et la terre d'accueil renvoient dans la gueule du loup des hommes et des femmes qui fuient ceux que l'on combat par ailleurs sur leur territoire", a-t-elle martelé.

Martine Aubry, qui se trouve à Paris mardi soir pour présider le bureau national du PS, a, dans un premier temps, demandé aux élus lillois, ville dont elle est maire, de se mobiliser à l'aéroport de Lille-Lesquin, pensant que l'avion en provenance de Londres y ferait escale. "Mais on ne sait pas encore si l'avion va passer par Lille, des sources aéroportuaires nous disent le contraire" a dit au point.fr un proche de Martine Aubry dans l'après-midi. Association et élus devraient toutefois se rendre sur place "pour une action de vigilance". De fait, l'agence Reuters a annoncé à 17 heures 30 que l'avion ferait escale à Paris avant de gagner Kaboul pour rapatrier 16 clandestins afghans accompagnés de huit policiers.

19.10.2009

Merci Frédérik

Mais dans quel pays vivons-nous donc ? De quelle classe (pour peu que le mot s'y prête encore) politique nous honore-t-on ?

 

Non contente de démanteler notre système économique et social, non satisfaite de nommer (il ne s'agit en rien d'une élection) le dauphin à la tête de l'Établissement Public d'Aménagement de La Défense, non rassasiée de nous abreuver de messages mensongers sur la fin des paradis fiscaux dont ses élus ont profité et semblent largement continuer de le faire, la Droite française, en résumé l'UMP, ose saluer avec force le retour de certains de ses membres privés de leurs droits civiques pour fait de corruption !

 

Quelle honte hier soir de voir Jacques Masdeu-Arus aux côtés de son poulain David Douillet, venu l'encenser d'avoir préservé l'héritage. Quel bel exemple de justice que de le voir se pavaner au milieu de ces assoifés de pouvoir qui ont tant blémi ces derniers jours. Quel scandale de les voir entonner la Marseillaise, et se l'approprier comme si nous étions les forces de l'étranger, et comme si ce chant était là pour défendre ceux-là même qui réfutent tout droit et toute valeur à la Justice de notre pays.

 

La démocratie est en danger quand les femmes et hommes au pouvoir s'arrogent tous les droits, y compris celui de faire adopter par simple décret la mise en place de fichiers policiers intégrant des données à caractère racial (devrais-je même dire raciste) !

 

Certes nous n'avons pas gagné ce week-end ! Certes Frédérik est arrivé derrière le judoka préféré des Français ! Mais il avait pour lui d'être un homme de terrain, engagé, impliqué, à l'écoute. Il avait pour lui de déstabiliser la droite qui il y a peu encore détenait cette circonscription en l'emportant avec plus de 60% des suffrages. Il a pour lui de ne pas se décourager, de rassembler les forces de gauche, celles qui ont compris que c'est dans l'union et l'action que nous pouvons l'emporter et redonner à la France ses valeurs et ses couleurs ! Certaines communes nous ont réservé de si bonnes surprises que la droite commence à se faire quelques cheveux blancs pour les prochaines échéances !

 

Merci Frédérik pour cet espoir que tu nous as servi et celui que tu donnes à tous ces femmes et ces hommes de gauche, humanistes et démocrates, qui ne se résignent pas à voir notre pays sombrer dans la régression sociale et économique ! Merci Frédérik de nous donner le courage de continuer à nous battre, à arpenter les marchés et les quartiers pour préparer les prochaines échéances ! Merci à toute ton équipe, Yveline, Sophie, Nicolas, Mickaël, Hicham, et tous ceux que je ne puis citer ici, merci à tous ces militants, sympathisants, amis ou proches, qui t'ont accompagné et qui porté l'espoir durant cette campagne.

 

Merci Frédérik ! La bataille des idées, le combat pour l'équité, la lutte pour nos valeurs d'égalité, de liberté, de fraternité et de laïcité, se poursuivent et le vent de la reconquête s'est levé ! Il est de notre devoir de poursuivre, dans le cadre des Régionales, de la vie quotidienne de nos territoires. Les Yvelines restent une terre de mission ! Mais il n'en est aucune au travers de l'histoire qui n'ait un jour cédé aux assauts humanistes et démocratiques.

 

Didier DUGUÉ
Conseiller Fédéral - Secrétaire Fédéral aux Questions Économiques et Sociales

16.10.2009

Le 18 octobre, je vote Frédérik Bernard

                                                           

Hier soir, grand meeting de Frédérik Bernard à Poissy où il faisait bon revoir
une gauche rassemblée et offensive autour de notre candidat et sa suppléante
(avec Alain Lipietz, Julien Iborra, Eddie Aït, Catherine Tasca, Jean-Paul
Huchon, et Anne Hidalgo). La victoire est en marche et le temps de la reconquête a sonné.

Je vous invite à mobiliser tous vos amis, vos relations, vos
relais associatifs... qui se situent sur la 12ème circonscription des
Yvelines pour qu'ils aillent voter dimanche en faveur de Frédérik, qu'ils
aient la possibilité de s'opposer légalement et législativement à la
politique de Sarkozy (père et fils). La victoire est plus que jamais
possible, rendons la effective.


Didier DUGUÉ

Conseiller Fédéral - Secrétaire Fédéral aux Questions Économiques et Sociales